Marc : boîte à outils

Marc : boîte à outils

Vous trouverez ici quelques notes et documents concernant l’évangile selon saint Marc.

dernière mise à jour : 25/11/17

〉〉 voir aussi : le sommaire des articles.

Au menu :

  1. Marc en quelques mots
  2. Les destinataires de l’évangile
  3. Marc et le lion
  4. Vue d’ensemble de l’évangile
  5. Le mot « évangile »
  6. Traductions en ligne et en  audio
  7. Documentaires vidéos
  8. La géographie de l’évangile (cartes)
  9. Bibliographie.
L’ensemble de cette page (sauf documents audios et vidéos) est disponible au format PDF à télécharger.

1 – Marc en quelques mots

La tradition de l’Église attribue la rédaction de cet évangile à « Marc ». Eusèbe de Césarée (4°s.), rapporte qu’il fut l’interprète de Pierre, [et] a écrit avec exactitude mais pourtant sans ordre, tout ce dont il se souvenait de ce qui avait été dit ou fait par le Seigneur. […] Il n’avait pas entendu ou accompagné le Seigneur, mais il a accompagné Pierre (Hist.Ecc. III,39-45). Cette tradition correspond à la mention d’un certain Marc que le premier des apôtres, en 1P 5,13, semble considérer comme son fils. Mais est-ce le même ? Est-il aussi ce Jean surnommé Marc, Jérusalémite (Ac 12,12.25), qui sera l’une des causes de la brouille entre Barnabé, son cousin (selon Col. 4,10), et Paul (Ac 15,37-39) ? Est-ce encore ce Marc, prénom répandu, que Paul désigne également parmi ses compagnons (2Tm 4,11 ; Phm 24) ? Ces mentions font-elles toutes référence au même homme, auteur de l’évangile, ou ce dernier est-il encore une autre personne ? Quoiqu’il en soit, « Marc » est toujours mentionné dans la sphère judéo-chrétienne apostolique attachée à Barnabé, Pierre ou Paul. Aussi beaucoup voit en lui un chrétien juif qui aurait vécu non en Judée mais dans la diaspora et, lors de la rédaction de son évangile, à Rome. Un évangile qui inspirera des années plus tard celui de Matthieu et celui de Luc.

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2 – Les destinataires de l’évangile

Destinataires – L’évangile de Marc semble avoir été rédigé à Rome, comme le veut également la Tradition. À partir de sources et témoignages épars, l’auteur a rédigé son évangile dans un grec populaire, traduit des termes araméens pour ses lecteurs – qui, en tout ou partie, ne connaissent pas cette langue (3,17 ; 7,34, 15,22.34) – et use de mots et expressions dérivés du latin (ex : Légion 5,8 ; Lepte 12,42 monnaie romaine). L’insistance de Marc sur les persécutions, la croix, et l’atmosphère tumultueux de certains chapitres (Mc 13) suggèrent que cette œuvre fut écrite après 64, année des persécutions de Néron envers les chrétiens de Rome, et un peu avant la chute du Temple de Jérusalem en 70, pendant la révolte juive (66-70) à laquelle Mc 13 ferait référence. Les communautés chrétiennes de Rome furent marquées par une succession de crises et de drames : conflit au sein des synagogues et expulsions de la ville en 49 (ou 41), persécutions en 64 (et son lot de trahisons, d’apostasies…) et révoltes en Judée et à Jérusalem où vit encore la communauté chrétienne ‘originelle’ envers laquelle nombre de chrétiens sont attachés (1Co 16,1s.) Si nous ne savons pas qui évangélisa Rome dans les années 30 ou 40, la ville accueillit Pierre puis Paul, dans les années 60, qui témoignèrent de Jésus Christ Fils de Dieu, jusqu’à livrer leur vie.

Chronologie :


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3 – Marc et le lion.

Dans l’iconographie traditionnelle, les évangélistes sont représentés par quatre figures conformes aux visions des prophètes Ézéchiel, Daniel et du livre de l’Apocalypse (cf. Ez 1,10s., Dn 7,4s.,  Ap 4,7). Matthieu est ainsi représenté par un ange ou un homme, Luc par un taureau et Jean par un aigle. L’Évangile selon saint Marc est, quant à lui, associé au lion en raison du désert qui ouvre son évangile. (Plus de précision ici).

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4 – Vue d’ensemble de l’évangile.

Il y diverses manières de structurer l’évangile. Habituellement, on distingue deux grandes parties que la profession de foi de Pierre vient séparer, et six sections.

· 1,1-13    Introduction : Au bord du Jourdain, Jean le baptiste

PARTIE I – Jésus proclame la nouveauté du Royaume – Qui donc est cet homme ?
1. 1,14-3,6 : Les débuts de la proclamation, le Règne de Dieu s’approche.
2. 3,7-6,6a : Miracles et enseignements annonçant le Royaume
3. 6,6b-8,30 : L’incompréhension grandissante face à Jésus

PARTIE II – Croire au messie crucifié
4. 8,31-10,52 : En chemin vers Jérusalem, suivre Jésus vers la croix.
5. 11,1-13,37 : Confrontation et complot à Jérusalem
6. 14,1-16,20 : La Passion, le messie crucifié

· 16,9-20 Finale longue : Cette finale est absente dans les manuscrits les plus anciens. Elle constitue un ajout tardif pour « arranger » une finale abrupte (16,8) qui devait laisser les lecteurs perplexes. Cependant, elle fait bien partie du canon des Écritures et de toutes nos Bibles.

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5 – Le mot « Évangile »

papyrusLe mot grec « évangile » (εὐαγγέλιον – euanguéliôn) signifie ‘heureux message’, ’bonne nouvelle’. Il traduit l’hébreu besôra, utilisé pour l’annonce d’une victoire du roi (2S 18,19) ou de Dieu (Is 52,7).

2 S 18,19 Ahimaaç, fils de Sadoq, dit: «Permets-moi de courir porter la bonne nouvelle au roi :  le Seigneur lui a rendu justice en le tirant des mains de ses ennemis.»

Is 52,7 Comme ils sont beaux, sur les montagnes, les pieds du porteur de la bonne nouvelle pour faire entendre la paix, porteur de la bonne nouvelle de bonté pour faire entendre le salut, en disant à Sion: «Ton Dieu règne!»

Cette bonne nouvelle annoncée par Marc dans les premiers versets de son œuvre c’est Jésus en tant que Christ et Fils de Dieu. C’est lui le sujet de l’Évangile, de la bonne nouvelle d’un Règne et d’une victoire qu’il nous faudra comprendre jusque sur la Croix. Déjà Paul, dans sa plus ancienne lettre (1Th, année 51) utilisait ce terme à propos de l’avènement du Christ.

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6 – Lire et écouter

Avec la traduction du Chanoine Crampon (catholique) :

  • Lire Mc dans la traduction française Crampon (catholique) : site Wikisource  ou télécharger le  dossier PDF (Texte, bibliographies, cartes).
  • Écouter Mc (Crampon) grâce à mission-web (cath.)  : télécharger depuis le site ou lecture directe ci-après.

Autres traductions en ligne :

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7 – Voir

… ou revoir l’émission de KTO « La Foi prise au mot »  de novembre 2014, avec trois biblistes de renom : Régis Burnet, Gérard Billon  et Camille Focant. (sur Youtube). 53 mn.

ou encore, en anglais (mais sous-titrée en français) cette animation :

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8 – La géographie de l’évangile de Marc

Ci-dessous vous trouverez trois cartes, tirées de la Synopse des quatre évangiles, de Joseph-Marie Lagrange, o.p., (1926). Même si la disposition des certains lieux à Jérusalem et en Palestine romaine demeure encore hypothétique, l’œuvre des Dominicains de l’École Biblique et Archéologique Française demeure encore et toujours pertinente. Cependant, pour une meilleure lecture, quelques modifications ont y été apportées :

  • Des noms de lieux ont été ajoutés ou remplacés pour clarification : Bethphagé manquait sur la carte de Judée, de même que la localisation (évidente) du Jourdain et de la mer de Galilée. Sous Magdala, a été inscrit le nom du lieu Dalmanoutha traditionnellement situé dans les environs proches de cette ville. Les termes Hieron et Naos, sur la carte de Jérusalem, ont été traduits par leur équivalent français : Temple et Sanctuaire
  • Aucun lieu n’a été déplacé, ni supprimé, respectant ainsi l’œuvre du père Lagrange.
  • Les localités qui ne sont pas citées dans Mc ont été grisées. Par exemple : Emmaüs (qu’on ne trouve que dans Lc) ou Cana (uniquement en Jn). Les cartes ainsi modifiées veulent mettre en relief la géographie propre à Mc.
  • Cliquez pour afficher les images puis cliquez-droit pour ‘enregistrer l’image sous…’  votre ordinateur.
Géographie des quatre évangélistes Géographie de Marc (uniquement) Jérusalem

 

Voir aussi la carte interactive des lieux cités dans l’évangile de Marc (levangile.com)

 

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9 – Petite bibliographie pour aller plus ou moins loin

Pour commencer :

  • Régis Burnet, Le Nouveau Testament, P.U.F., Que-Sais-Je-? 1214, (pour aborder clairement le contexte et les enjeux des évangiles).
  • Caroline Runacher, Saint Marc, éditons de l’atelier, coll. La Bible tout simplement, 2001. (Comme le nom de la collection l’indique…)
  • Pierre Haudebert, L’évangile de Marc, Cerf, coll. Mon ABC de la Bible, 2017. (Quelques pages pour l’essentiel).

Lectures spirituelles :

  • Ghislain Lafont, Qui est Jésus ? une lecture spirituelle selon saint Marc, Parole et Silence, 2001.
  • Carlo-Maria Martini, Méditations sur l’évangile de Marc, Ed. Saint Augustin, 2000.

Exégèse et Pastorale :

  • Philippe Bacq, Odile Ribadeau Dumas, P. Michel Trimaille (MEP), Un goût d’Évangile. Marc, un récit en pastorale, Lumen Vitae, 2006. (une lecture pastorale)
  • Jean Delorme, Lecture de l’Évangile selon saint Marc, Cahiers Évangile 1/2, 1972 (mais toujours d’actualité pour une exégèse accessible.)

Commentaires développés :

  • Étienne Trocmé, L’Évangile selon saint Marc, Labor et Fides, Commentaire Nouveau Testament – deuxième série, 2000 (Catégorie expert !)
  • Camille Focant, L’Évangile selon Marc, Cerf, Commentaire Biblique – Nouveau Testament, n°.2, 2004. (Catégorie expert !)

En B.D.

  • Évangile de Marc, racontée par Georges Carpentier, dessinée par Michel Crespin, Deux Coqs d’Or, 1995.

 

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