Blog et podcast par François, prêtre et bibliste

Joseph le charpentier XYlophage

xyEn ce petit matin, alors qu’il travaillait son bois, Joseph le charpentier pensait à la petite Marie, comme il aimait l’appeler. Maintenant que ses parents avaient consenti à ce qu’il l’épouse, il était le plus heureux des hommes. Lui que beaucoup considérait comme trop timide pour se marier, allait pouvoir enfin sortir du bois : il allait se marier avec la plus belle des jeunes filles du villages, à ses yeux du moins. Touchons du boison ne sait jamais se dit-il, tout en regrettant déjà ce geste superstitieux ! Comme chaque jour, il attendait le passage de la petite Marie,qui ne manquait pas de passer devant son atelier, son large sourire aux lèvres. Mais ce jour-là, Marie vint sans son sourire. Sa mine grave et triste laissait présager le pire. Elle lui fit signe de venir. Il s’approcha. Elle n’eut pour lui que ces mots : “Je suis enceinte”. (suite…)

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un Pachyderme à Jérusalem ou l’invention du sapin de Noël

PComme je vous le disais, notre aventure à Jérusalem fut une autre histoire que je tiens à vous raconter aujourd’hui. A mesure que nous approchions de la Judée, le nombre de soldats romains rencontrés ne cessaient de croître. Notre hétéroclite équipage ne passait nullement inaperçu aux yeux de ces hommes vêtus de plastrons de cuirs ou métalliques, de tuniques rouges et barbes blanches, armés jusqu’aux dents et parfois montés sur des rennes chevaux. Tous les dix lieues, ils nous demandaient notre destination, le but de notre séjour et nos carnets de vaccination. Quand enfin nous arrivâmes à Jérusalem, les mages décidèrent de se rendre au palais pour rencontrer ce nouveau roi. Enfin, ils allaient rencontrer Celui qu’ils désiraient tant voir et saluer. Hélas, ni moi, ni mon ami le dromadaire, ne pouvions entrer dans cette ville aux rues étroites.

J’aurais tant aimé voir la ville de David, le palais, le Temple… mais nous étions là, seuls, à la porte de la ville, au pied du palais d’Hérode. Mis à part le cheval, qui bien sûr se la jouait le beau destrier, la foule ne cessait de se moquer de nous : mon ‘grand nez’, ma corpulence – non je ne suis pas gros !-, la bosse de mon ami, bon là je comprends… Nonobstant, notre arrivée posait question : qu’étions-nous venus faire ici ? Quels mystérieux dignitaires transportions-nous ? Quel évènement se tramait ? (suite…)

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Succession généalogique

SL’Evangile de demain n’est sans doute pas des plus palpitants : une longue Succession de noms dans la généalogie de Joseph, selon l’Evangile de Matthieu1. D’ailleurs je me fais un malin plaisir à vous la livrer :

Voici la table des origines de Jésus Christ, fils de David, fils d’Abraham : Abraham engendra Isaac, Isaac engendra Jacob, Jacob engendra Juda et ses frères, Juda, de son union avec Thamar, engendra Pharès et Zara, Pharès engendra Esrom, Esrom engendra Aram, Aram engendra Aminadab, Aminadab engendra Naassone, Naassone engendra Salmone, Salmone, de son union avec Rahab, engendra Booz, Booz, de son union avec Ruth, engendra Jobed, Jobed engendra Jessé, Jessé engendra le roi David. David, de son union avec la femme d’Ourias, engendra Salomon, Salomon engendra Roboam, Roboam engendra Abia, Abia engendra Asa, Asa engendra Josaphat, Josaphat engendra Joram, Joram engendra Ozias, Ozias engendra Joatham, Joatham engendra Acaz, Acaz engendra Ézékias, Ézékias engendra Manassé, Manassé engendra Amone, Amone engendra Josias, Josias engendra Jékonias et ses frères à l’époque de l’exil à Babylone.  Après l’exil à Babylone, Jékonias engendra Salathiel, Salathiel engendra Zorobabel, Zorobabel engendra Abioud, Abioud engendra Éliakim, Éliakim engendra Azor, Azor engendra Sadok, Sadok engendra Akim, Akim engendra Élioud, Élioud engendra Éléazar, Éléazar engendra Mattane, Mattane engendra Jacob, Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie, de laquelle fut engendré Jésus, que l’on appelle Christ (ou Messie). Le nombre total des générations est donc : quatorze d’Abraham jusqu’à David, quatorze de David jusqu’à l’exil à Babylone, quatorze de l’exil à Babylone jusqu’au Christ.

Bon, soyons francs : c’est chiant ! La preuve : qui d’entre vous l’a lu jusqu’au bout ? Certes, la lecture est fastidieuse  … mais pourtant il s’agit bien de la Parole de Dieu qui sera proclamée en ce lundi. (suite…)

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L’Eléphant ne s’était pas trompé… enfin presque

E

Cela fait plusieurs mois que nous marchons : le mage, moi l’éléphant et mon cornac. Voyager à mon dos n’est ni confortable, ni rapide, mais je suis la seule monture que ce vieux mage possède : cadeau d’un prince pour l’avoir guéri de ses maux. Jamais il n’avait réussi à me revendre : je suis un pachyderme borgne et lent.

Je n’ai jamais vu mon maître qu’à travers la fenêtre de sa maison au milieu de ses livres ou sur sa terrasse scrutant le ciel, comme s’il attendait un signe. Je ne sais si ce sont les livres ou le ciel, mais un jour ce signe semblait être advenu. Mon cornac, serviteur du mage, mit sur mon dos, selle, moult bagages et provisions. “Allons voir ce roi que Dieu nous envoie !”  dit-il et nous partîmes ainsi vers une destination encore inconnue.

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Heureux goinfre !

Jamais contents ! Jean Baptiste est venu, en effet ; il ne mange pas, il ne boit pas, et l'on dit: 'C'est un possédé' ! Le Fils de l'homme est…

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Lettre au ‘petit’ Jésus

LCher ‘petit’ Jésus,

Permets-moi de t’appeler ‘petit’ toi qui es pourtant si grand à mes yeux. Ah si les ‘grands’ pouvaient se faire ‘petits’ comme toi qui t’es abaissé jusqu’à nous depuis la crèche jusqu’à la croix ! Comme tu le sais, je n’ai pas l’habitude de t’écrire, d’autant que tu n’as pas d’email (en plus t’es même pas sur twitter comme ton copain Ben !)

Il y a longtemps, lorsque j’étais petit, un peu avant Noël, j’écrivais à un certain Père Noël mais depuis on m’a dit qu’il n’existait pas, et que ce personnage imaginaire s’était fait un nom sur le tien : quel  faussaire celui-là !

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Concours de Crèche au presbytère

cCette année, un concours de crèche, sans récompense, a été organisé au presbytère. Secrétaires, laïques en mission ecclésiale, prêtres… tous étaient conviés à user de leurs petites mains pour confectionner des crèches. Une initiative gratuite, sans aucun but sinon de mettre de la joie de Noël dans le presbytère. L’exposition a été ‘inaugurée’ hier. Huit crèches ont ainsi été présentées et installées dans le hall d’accueil simplement pour s’offrir aux regards des habitués comme des gens de passage. Promis, l’année prochaine le ‘concours’ sera ouvert à toute la paroisse, à toutes les générations ! A vous aussi, internautes, ces crèches vous sont offertes et n’hésitez pas à les commenter… (suite…)

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Where is this Very Wandering sheep ?

traduction : Où est cette brebis très vagabonde ?

Bon, avouez qu’avec un V et un W dans les mains, il n’est guère facile de trouver des mots connus de la langue française (à part Whisky et Vodka).  Plus de chance avec mon anglais scolaire1 et surtout avec l’évangile du jour qui évoque la parabole de la brebis perdue.

Elle a pu aller n’importe où, se fourrer à droite, à gauche, s’aventurer au nord, au sud, se risquer en haut des montagnes ou dans le creux des ravins (elle n’a pas eu le temps de faire des travaux de terrassement, elle  !) Elle a même pu s’éprendre d’un mouton d’un autre troupeau, se laisser séduire par un loup, trouver un trésor, voire même faire une partie de poker avec un boeuf  et un âne, au fond d’une étable… Rien, nous ne savons rien des motifs qui ont poussé, de gré ou de force, cette foutue brebis à se perdre  ! Et c’est heureux ainsi : car le berger ne s’en soucie guère non plus ! (suite…)

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Boeuf dans la crèche

Les Confessions de Mr Bœuf de la Crèche.

Je ne suis pas très populaire, beaucoup moins que mon compagnon de crèche, l’âne. Une émission entière lui a été consacrée, à lui ! A moi, rien ! Il vrai qu’un âne paraît toujours plus sympathique qu’un bœuf. Il n’empêche : j’étais là aussi, en cette nuit que l’on appelle aujourd’hui Noël !

J’étais alors bien tranquille dans mon étable. Je pouvais enfin me reposer après une dure journée de labeur. Puis la porte s’est ouverte, laissant entrer un air froid désagréable accompagné de quelques silhouettes encore indistinctes à mes yeux. Ils sont entrés à la lueur d’une faible lumière : des humains ! Des humains avaient décidé de crécher dans mon étable. Ils ont pris de Ma paille pour en faire Leur lit ! J’avais beau mugir mon mécontentement, ils continuaient à vouloir squatter mon seul luxe ! L’un d’eux est venu me caresser le museau comme s’il essayait de m’amadouer. Ben voyons : je ne suis pas un chien ! Je suis un bœuf, et vos caresses, monsieur l’humain, ne m’intéressent guère. Je veux Mon calme, Ma tranquillité et dormir ! (suite…)

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