Blog et podcast par François, prêtre et bibliste

La foi des simples serviteurs (Lc 17,5-10)

C’est au tour des Apôtres de réagir maintenant. Leur demande (ou leur cri) « augmente en nous la foi » suggère une appréhension face aux exigences posées par Jésus en matière de conversion, d’accueil des pécheurs et d’humilité… et peut-être aussi en matière de pardon comme le suggère les quatre versets qui précèdent cette section.

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Une moisson à l’ombre d’un sénevé (Mc 4,26-34)

Mc 4,26-34

La moisson de l’alliance

Et il disait : “Ainsi il en est du royaume de Dieu comme d’un homme qui aurait jeté la semence sur la terre. Qu’il dorme et qu’il se lève, nuit et jour, la semence germe et grandit, et il ne sait comment. D’elle-même la terre porte du fruit : d’abord de l’herbe, puis un épi, puis le blé plein l’épi. Et quand le fruit est mûr, aussitôt il envoie la faucille car la moisson est là.” (4,26-29)

Ces deux dernières paraboles nous ramènent aux champs. De manière explicite, l’une et l’autre font mention du royaume de Dieu qui advient et reprennent les conclusions des paraboles précédentes. Si le semeur de la première parabole semblait malhabile (ou généreux) le voici maintenant qualifié par son ignorance : “il ne sait comment.” Mais cette méconnaissance souligne sa confiance, sa foi, en cette terre qui travaille même lorsqu’il dort. Le geste du semeur a suffi à faire germer jusqu’à la moisson. Les grains de la Parole et du mystère du royaume, jetés, livrés par Jésus, permettent cette éclosion qui n’aura de fin qu’à la moisson, malgré les nuits, y compris la nuit de la croix. Le semeur dort et se lève, évoquant la passion où ce divin semeur sera plongé dans un plus profond “sommeil” avant d’être réveillé, et voir enfin ses germes jetés en terre se déployer en un champ fécond, signe de l’inéluctabilité du royaume de Dieu. (suite…)

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