Blog et podcast par François, prêtre et bibliste

Guérison pour un enfant … son père et les disciples (Mc 9,14-29)

Mc 9,14-29 Guérison d’un enfant possédé

Le retour de Jésus

Revenant vers ses disciples, ils virent une foule nombreuse autour d’eux, et des scribes qui discutaient avec eux. Toute la foule fut aussitôt stupéfaite en voyant Jésus et accourut pour le saluer. Il leur demanda : “De quoi discutez-vous avec eux ? ” (9,14-16)

1605, Transfiguration, Rubens-(détail)Les peintres Raphaël (†1520 →voir tableau) et Rubens (†1577 →voir tableau), entre autres, ne s’y sont pas trompés. Au bas de la scène de la Transfiguration, figure également, dans leur œuvre respective, l’illustration de la guérison de l’enfant possédé. Dans les évangiles synoptiques, les deux récits se suivent et sans doute faut-il en effet les relier l’un à l’autre. (suite…)

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Les miettes d’une femme syro-phénicienne (Mc 7,24-31)

7,24-31 La foi d’une syro-phénicienne.

L’audace discrète de l’Évangile

Se levant, Jésus partit d’ici, vers le territoire de Tyr. Entrant dans une maison, il désirait que personne ne le sache, mais il ne put demeurer ignoré. (7,24)

Nous n’avons pas attendu la réaction des pharisiens et des scribes venus de Jérusalem. Jésus part, soudainement, dans la direction opposée, en territoire païen… là où le risque d’être en contact avec l’impureté est encore plus grand ! Il ne s’agit donc pas d’une fuite par crainte de ses contradicteurs mais, en quelque sorte, d’une réponse ‘en actes’ au débat précédent. L’Évangile n’est soumis ni à une tradition particulière, ni à des frontières, et n’a crainte d’aller au cœur du monde païen. Comme il s’était rendu chez les pécheurs et publicains ou en Décapole, Jésus se risque en terre ‘hostile’. Cependant, Marc précise qu’il tient à y demeurer discret. Pourquoi cette absence volontaire de mission ? (suite…)

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Multitude au bord de mer (Mc 3,7-12)

Retour au bord de mer

Jésus, avec ses disciples, se retira vers la mer. Une grande multitude de la Galilée le suivit. Et de la Judée, de Jérusalem, de l’Idumée, d’au delà du Jourdain, des environs de Tyr et de Sidon, une grande multitude ayant entendu tout ce qu’il faisait, vint à lui. (3,7-8)

Des quatre évangiles celui de Marc est certainement le plus maritime1. Car ce n’est pas la première fois que nous nous trouvons au bord de ce lac que Marc aime appeler “mer” de Galilée. Souvenez-vous. Ce fut d’abord le  moment où il appela ses tous premiers disciples (1,39), puis un peu plus tard,  lors d’un enseignement qui précédait l’appel de Lévi et le repas chez les publicains (2,13). (suite…)

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Main sèche et cœurs endurcis (Mc 3,1-6)

À nouveau dans la synagogue

Et Jésus entra à nouveau dans la synagogue, il y avait là un homme qui avait la main desséchée. Et ils l’observaient pour voir s’il le guérirait le jour du sabbat, afin de l’accuser. (Mc 3,1-2)

Est-ce un autre épisode ? Nous pourrions le penser. Cependant, la mention du sabbat nous invite à lire ce récit dans la continuité du précédent. Il constitue ainsi une réponse supplémentaire à ce qui fut débattu à propos des épis arrachés. Jésus vient affirmer son plein respect du sabbat en entrant, à nouveau, dans la synagogue de Capharnaüm, où se trouvent encore ceux que l’on peut identifier aux pharisiens. (suite…)

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Le lépreux et l’irritation de Jésus (Mc 1,40-45)

Vers le loin

Où sommes-nous exactement ? En Galilée, certes, mais précisément nous n’en savons rien. Cet épisode de la guérison du lépreux (Mc 1,40-45) intervient un peu comme une parenthèse, un épilogue transitoire, comme si nous arrivions au bout d’une première étape. Déjà, nous avons suivi deux guérisons à Capharnaüm. Celle de l’homme à l’esprit impur au sein de la synagogue. Puis celle de la belle-mère de Pierre, à la maison. Maintenant nous voilà à l’extérieur, plus loin, face à un homme lépreux . (suite…)

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Une belle-mère contagieuse (Mc 1,29-39)

Après la synagogue du village, nous ne quittons pas Capharnaüm où nous allons passer une journée et une nuit, Marc égrenant pour nous les heures.

À la maison, aussitôt.

Et aussitôt, sortant de la synagogue, ils vinrent dans la maison de Simon et d’André, avec Jacques et Jean. Or, la belle-mère de Simon était couchée, souffrant de fièvre ; aussitôt ils lui parlèrent d’elle.  Et, s’approchant, il la fit lever en lui prenant la main. La fièvre la quitta, et elle les servait. (1,29-31)

Comme à son habitude, Marc enchaîne très rapidement les événements  : et hop, à la maison où l’on évoque la belle-mère fiévreuse ! Et hop, il la guérit et elle fait le service ! Je devine déjà les pensées de certains et je leur dis : Non, Jésus n’a pas guéri cette femme contre l’avis de Simon, son gendre, ni parce qu’il lui manquait une boniche. La succession rapide de ces actes vient en conséquence de ce qui advint dans la synagogue. À l’autorité de sa parole succède maintenant l’autorité de son action. Le règne de Dieu qu’il annonçait en enseignant (1,14-15.21) s’accompagne de faits bien réels : l’Évangile en paroles se déploie dans des actes. (suite…)

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