Blog et podcast par François, prêtre et bibliste

La femme hémorroïsse et la fille de Jaïre (Mc 5,21-43)

5,21-43 L’hémorroïsse et la fille de Jaïre

La même autre rive

Quand Jésus eut de nouveau traversé en barque vers l’autre rive, une foule nombreuse s’assembla autour de lui. Il était au bord de la mer. Alors vint un des chefs de la synagogue, du nom de Jaïre, qui en le voyant, se jeta à ses pieds, et le pria avec instance, disant : “Ma petite fille est à l’extrême; viens pour que tu lui imposes les mains, pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive.” Alors il s’en alla avec lui, et une foule nombreuse le suivait et le pressait de tous côtés. (5,21-24)

Après la rive de la Décapole, nous voilà de retour en terre ‘synagogale’. Nous y retrouvons la foule et le bord de mer, comme à Capharnaüm. Et c’est peut-être bien là que nous sommes. Marc ne précise pas. Il indique seulement une ‘autre rive’. D’une autre rive à l’autre, qu’y a-t-il de différent ? Effectivement, comme en Décapole, un homme vient, se prosterne et le prie avec insistance. On pourrait croire au même tableau si l’homme ne nous avait pas été  présenté comme un des chefs de la synagogue1. Habituellement, Jésus vient et enseigne à la synagogue, cette fois-ci une autorité synagogale vient à lui et le supplie.

Cet homme de la synagogue n’a plus que Jésus comme recours pour voir sa fille sauvée d’une mort imminente. Comment ne pas répondre à une telle situation ? On peut même passer outre la demande de ce père qui donne à Jésus le mode d’emploi de la guérison : l’imposition des mains. Et la foule, toujours, qui presse Jésus, celui que Jaïre considère comme un thaumaturge. (suite…)

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