Courir pour le Ressuscité (2/7) Jn 20,1-10

Dans l'évangile selon Jean, la découverte du tombeau vide (Jn 20,1-10) se fait en deux grandes étapes : la venue de Marie de Magdala suivie de celle des deux disciples dont Pierre. Trois personnages dont les réactions sont diverses et différentes.

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Le crucifié est ressuscité (Mc 16,1-8)

Mc 16,1-8 La résurrection du Seigneur

Le premier jour de la semaine

Lorsque le sabbat fut passé, Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques, et Salomé, achetèrent des aromates, afin d’aller embaumer Jésus. Et de grand matin, le premier jour de la semaine, elles viennent au tombeau, le soleil étant levé. Elles se disaient entre elles : “Qui nous roulera la pierre de l’entrée du tombeau ?” Et, levant les yeux, elles voient que la pierre avait été roulée ; or elle était très grande. (16,1-4)

Nikolaï Haberschrack, Les trois Marie, 1470La fin du sabbat marque le commencement d’une nouvelle semaine après celle de Pâque et de la passion (14,115,42). C’est la première fois que Marc emploie le terme de sabbat depuis le ministère galiléen1. Jésus, ce Fils de l’homme maître du sabbat (2,28), œuvrait ,ce jour sacré,  chassant l’esprit impur (1,21), sauvant un homme d’une main desséchée (3,2-4). La mention du sabbat permet ainsi déjà d’envisager une issue favorable après la mort de Jésus. Marc insiste sur ce commencement renouvelé en usant d’expressions comme : de grand matin, premier jour, soleil levé, contrastant avec l’épisode de la croix. En ce premier jour de la semaine, toute la création est déjà éveillée après le soir de la crucifixion (15,42) et la venue des ténèbres (15,33). La Vie pointe à l’horizon. (suite…)

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La mort du Fils de Dieu (Mc 15,33-47)

Mc 15,33-47 La mort de Jésus et la descente de la croix

Le cri de Jésus

La sixième heure étant venue, il y eut les ténèbres sur toute la terre jusqu’à la neuvième heure. Et à la neuvième heure, Jésus cria d’une voix forte : “Éloï, Éloï, lema sabacthani ?” ce qui signifie : “Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?” Certains de ceux qui étaient là, en l’entendant, disaient : “Voici qu’il appelle Élie.” Et quelqu’un courut emplir une éponge de vinaigre, et l’ayant mise au bout d’un roseau, lui donnait à boire, en disant : “Laissez, voyons si Élie viendra le faire descendre.” Mais Jésus, ayant poussé un grand cri, expira. (15,33-37)

Manuscrits des évangiles de Gelati, La Crucifixion,12thLes heures s’égrènent comme aucune autre journée en Marc. Il souligne ainsi l’importance et la gravité du moment. Mais le jour est aussi ténèbres durant ces trois heures de l’après-midi1 et cela sur ‘toute la terre’ signifiant la portée universelle du salut par la croix. Au moment où, normalement, le soleil est à son zénith,  l’obscurité advient, nous rappelant ainsi le jour annoncé pour la manifestation céleste du Fils de l’homme quand  le soleil s’obscurcira (13,24-27). Ces ténèbres sont le signe de l’avènement du jugement divin, du jour du Seigneur. Et l’on  s’attendrait à l’action de Dieu en faveur de son Messie, pour qu’il le sauve, le descende de sa croix et que tous le reconnaissent et ploient le genou. Mais au lieu de cela, à la fin des ténèbres c’est un cri d’abandon que le crucifié fait entendre. Et pourtant dans ce cri, se dévoile tout le mystère du Messie crucifié. (suite…)

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