Bâtir sur le Roc (Mt 7,21-29)

Nous découvrons aujourd’hui les derniers versets du discours sur la montagne, ils en constituent donc sa conclusion. Avec les Béatitudes introductives, ils encadrent les paroles de Jésus qui nous a fait entendre le sens de la Loi et esquissé la figure d’un Dieu Père, Notre Père.

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Prier sans se décourager (Lc 18,1-8)

L’évangile de Luc nous avait dernièrement fait entendre l’épisode de la guérison de dix lépreux. « Jésus, maître, prends pitié de nous ! » imploraient-ils. Ce cri unanime consistait leur ultime prière désespérée. C’est maintenant une parabole sur l'importance d'une prière emplie d'espérance vive et tenace que l’évangéliste nous propose.

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La foi des simples serviteurs (Lc 17,5-10)

C’est au tour des Apôtres de réagir maintenant. Leur demande (ou leur cri) « augmente en nous la foi » suggère une appréhension face aux exigences posées par Jésus en matière de conversion, d’accueil des pécheurs et d’humilité… et peut-être aussi en matière de pardon comme le suggère les quatre versets qui précèdent cette section.

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L’homme riche et le pauvre Lazare (Lc 16,19-31)

La parabole précédente invitait les disciples à être ces gérants dispendieux en grâce et en miséricorde de Dieu. Le contexte demeure encore conflictuel car la suite des versets remet les pharisiens sur le devant de la scène. La parabole de l’homme riche et du pauvre Lazare vient dénoncer leur attitude comptable vis-à-vis de la Loi.

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Le gérant dispendieux (Lc 16,1-13)

Lc 16 1 Jésus disait encore aux disciples : … J’aime bien ce « encore » dans cette traduction ; il nous fait comprendre qu’il y aura encore et toujours à dire sur la miséricorde de Dieu. Cet « encore » de Jésus concerne maintenant, de manière plus particulière, les disciples et non plus les pharisiens. Or, à ses disciples, Jésus livre une parabole encore plus déroutante que les trois précédentes.

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Trois paraboles pour des retrouvailles (Lc 15,1-32)

Ces trois paraboles sont sans doute les plus connues : la brebis et la drachme perdues, le fls prodigue, je les ai moi-même commentées plusieurs fois. Faut-il donc les expliquer à nouveau ? Oui, comme toujours, car la richesse de la parole de Dieu ne s’épuise pas.

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La porte étroite (Lc 13,22-30)

L’avènement du Règne de Dieu advient mais attend une adhésion et une conversion de chacun à la Parole de Jésus-Christ. Le salut est cette rencontre entre la patiente miséricorde de Dieu et la libre volonté des hommes à en vivre. Si bien que les images utilisées par Jésus nous font passer du haut de la tour de Siloé au bas de la porte étroite, lieu d’une rencontre déterminante.

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Les greniers de la Grâce (Lc 12,13-21)

L’évangile de ce dimanche concerne la question du salut et de la possession des biens à partir de l’interpellation d’un homme au milieu de la foule sur une question d’héritage. Mais la réponse de Jésus n’est pas si évidente qu’il n’y paraît. S’il semble renvoyer le plaideur à son conflit familial, se refusant à se dresser en juge, le discours pourtant émet un jugement sur les rapports aux biens. Sa conclusion ne nous étonnera guère : Jésus oppose la vanité de l’accumulation des biens à la fragilité de la vie et la richesse en Dieu. La difficulté majeure de ce passage tiendra surtout à sa place dans ce chapitre.

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Un Samaritain bouleversant (Lc 10,25-37)

La parabole du bon samaritain est connue, ou du moins le pense-t-on. Les interprétations allégoriques sont nombreuses notamment pour voir dans le Samaritain, la figure de Jésus miséricordieux. Je n’y reviendrais pas. Je voudrais ici m’intéresser à la fonction de cette parabole. Propre à l’évangéliste Luc, elle se situe après l’envoi en mission des soixante-douze disciples (Lc 10,1-24). Elle est la réponse à la question d’un savant docteur de la Loi.

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Désert 22 – Les 99 autres dans le désert (Lc 15)

Avant d’aborder le désert de nos brebis, il convient de s’arrêter brièvement sur le contexte. Jésus est ici pris à parti pour son attitude à l’égard des pécheurs ; « il mange avec eux et leur fait bon accueil » disent les pharisiens et les scribes.

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La paille, la poutre et autres paraboles (Lc 6,39-45)

Dans cette dernière partie (6,39-45) Jésus prend le langage imagé de la parabole. À partir de plusieurs "allégories", le discours pointera sur la nécessité de vivre en frères miséricordieux. Après les richesses et les représailles, c'est la suffisance et la prétention à "dominer" son frère que le disciple doit abandonner.

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Vignerons meurtriers et vie donnée (Mc 12,1-12)

Mc 12,1-12 La parabole des vignerons homicides

De la vigne aux vignerons

Jésus se mit à leur parler en paraboles. “Un homme planta une vigne ; il l’entoura d’une clôture, y creusa un pressoir et y bâtit une tour ; puis il la confia à des vignerons et partit au loin. (12,1)

Vendanges de hautains en automne de l'an 1390 Tacuinum Sanitatis (ca. 1390), Wien, Codex Vindobonensis Series nova 2644, fol. 54 versoPour mémoire, nous sommes toujours au Temple, lors de la confrontation de Jésus avec la triade des grand-prêtres, anciens, et scribes. Jésus maintenant développe sa réponse. Il n’a pas voulu leur révéler d’où il tenait son autorité, mais il a autre chose à leur dire. Et de leur livrer cette parabole mettant en scène un homme, sa vigne pour laquelle il a tout fait, et qu’il confie à des vignerons.  À ce point du récit, l’image de la vigne est connue de ses auditeurs. Avec l’évocation de la tour et du pressoir, Jésus reprend les mots mêmes du prophète Isaïe : Que je chante pour mon ami, le chant du bien-aimé et de sa vigne: Mon bien-aimé avait une vigne sur un coteau plantureux. Il y retourna la terre, enleva les pierres, et installa un plant de choix. Au milieu, il bâtit une tour et il creusa aussi un pressoir. Il en attendait de beaux raisins, il n’en eut que de mauvais (Is 5,1-2 ). (suite…)

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Une moisson à l’ombre d’un sénevé (Mc 4,26-34)

Mc 4,26-34

La moisson de l’alliance

Et il disait : “Ainsi il en est du royaume de Dieu comme d’un homme qui aurait jeté la semence sur la terre. Qu’il dorme et qu’il se lève, nuit et jour, la semence germe et grandit, et il ne sait comment. D’elle-même la terre porte du fruit : d’abord de l’herbe, puis un épi, puis le blé plein l’épi. Et quand le fruit est mûr, aussitôt il envoie la faucille car la moisson est là.” (4,26-29)

Ces deux dernières paraboles nous ramènent aux champs. De manière explicite, l’une et l’autre font mention du royaume de Dieu qui advient et reprennent les conclusions des paraboles précédentes. Si le semeur de la première parabole semblait malhabile (ou généreux) le voici maintenant qualifié par son ignorance : “il ne sait comment.” Mais cette méconnaissance souligne sa confiance, sa foi, en cette terre qui travaille même lorsqu’il dort. Le geste du semeur a suffi à faire germer jusqu’à la moisson. Les grains de la Parole et du mystère du royaume, jetés, livrés par Jésus, permettent cette éclosion qui n’aura de fin qu’à la moisson, malgré les nuits, y compris la nuit de la croix. Le semeur dort et se lève, évoquant la passion où ce divin semeur sera plongé dans un plus profond “sommeil” avant d’être réveillé, et voir enfin ses germes jetés en terre se déployer en un champ fécond, signe de l’inéluctabilité du royaume de Dieu. (suite…)

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Lampe et mesure en paraboles (Mc 4,21-25)

Marc 4,21-25

Changement de registre

La parabole précédente avait mis en avant la prodigalité du semeur et la fécondité des semailles lorsqu’elles tombaient en bonne terre. La Parole, que Jésus livre à ses disciples et aux foules, se déploie pour ceux qui la reçoivent dans la bonne terre de la foi malgré les difficultés, les persécutions ou les attraits de la mondanité.  Après le grand air des champs, nous voilà maintenant au sein de la maison qu’évoque le choix de la lampe, du lit et du boisseau, récipient servant à la mesure des grains ou de la farine. (suite…)

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