Kaolin … avec un K comme carême

KaolinKaolin : nom masculin. Argile blanche entrant dans la composition de la porcelaine.

Et la porcelaine c’est fin et décoratif (enfin pour ceux qui aiment) mais aussi fragile. De la Chine à Limoges, de la vaisselle au biscuit, la porcelaine est diverses. Mais, je ne suis pas ici pour vous parler déco. Retour à l’évangile et à sa parabole du pharisien et du publicain. Bon, je sais, il n’y a pas de porcelaine dans cette histoire. Mais c’est que vous n’avez pas bien remarqué.

Car il s’agit bien d’une parabole sur la porcelaine. En effet, la porcelaine peut désigner deux choses : soit la matière (une tasse en porcelaine), soit l’objet (une porcelaine de Sèvres). Et nous avons bien dans ce récit, une histoire entre deux porcelaines.

La première porcelaine, celle de Sèvres, est magnifique : une véritable œuvre d’art, décorative qui peut trôner orgueilleusement sur la plus belle étagère. Donc une porcelaine magnifique, irréprochable faisant l’admiration de tous les collectionneurs. Vous l’avez reconnue, cette porcelaine, c’est notre ami le pharisien. Pour lui, l’homme juste est celui qui peut fièrement se présenter devant Dieu, irréprochable, comme lui.

Notre seconde porcelaine n’est qu’une vulgaire tasse, bien ébréchée : de celle qu’on oublie dans un placard. Une porcelaine, bien fatiguée, qu’on évite de placer sur la table… à moins d’y être obligé par manque de vaisselle propre – et que pour un usage personnel ! Bon, vous l’avez compris, notre porcelaine ébréchée, c’est notre ami le publicain. Pour lui, l’homme juste est celui qui peut fièrement se présenter devant Dieu, irréprochable, comme une porcelaine de Sèvres trônant sur une étagère.

Ce qu’ils ont oublié, l’un et l’autre, c’est qu’ils sont tous deux EN porcelaine, fragiles. Or Dieu aime la vaisselle ébréchée, celle qui est usée, dont il manque une anse… Il aime la tenir dans sa main : car cette porcelaine-là, raconte une histoire, avec ses heurts, ses chutes, mais aussi ses rencontres. La porcelaine ‘de luxe’, elle, n’a rien à lui raconter. Elle trône, sur son étagère depuis longtemps, seule. Dieu aime ce publicain, ébréché, qui lui raconte son histoire, ses chutes. L’homme sait qu’il n’est pas parfait, et il se reconnait comme tel… mais il continue son dialogue avec Dieu, humblement.

Tu ne repousses pas, ô mon Dieu, une porcelaine ébréchée. D’après le Ps 50.

 

A suivre…

Les lectures du jour.

K… comme Carême. Le principe : chaque jour (sauf le dimanche), dire le carême par un mot commençant  par K. Quarante jours donc quarante mots pour (re)découvrir le carême. Retrouvez tous les articles déjà parus de la série “K… comme Carême“.
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