Paulo l’avorton

On a vite fait de Paul LE héros d’une évangélisation à succès, christianisant à tour de bras l’ensemble de l’Europe méditerranéenne. Et que je voyage, marche infatigablement que même les pèlerins de Compostelle passent pour des promeneurs du dimanche. Et que je te prêche sur les places publiques accomplissant des conversions à faire s’évanouir le responsable des adhésions d’un parti à la veille d’une élection présidentielle. Et que je te fonde des communautés chrétiennes comme autant de clubs Mickey sur nos plages estivales. Et que je t’admoneste une bonne  morale à faire passer le premier des ascètes pour le dernier des épicuriens. Et que je t’écrive des lettres à succès à faire pâlir l’éditeur de celles de Mon-Moulin…Bref, le héros parfait, inégalé, voire inégalable à rendre jalouses les plus ‘missionnaires’ des communautés nouvelles. Oui, mais voilà qu’il nous faut peut-être descendre de notre cheval d’orgueil, cheval aussi illusoire que celui de Paul sur son chemin de Damas1. Attention la suite…

  1. Nonobstant, je suis preneur d’une relique du cheval que montait St Paul le jour de sa conversion, ceci pour répondre aux besoins financiers de la paroisse. :D

Réveillons Saint Sylvestre !

C’est un peu inhabituel de ma part, mais bon… Avant de sortir le champagne minuitesque et saintsylvestrien, je vous invite à vous rappeler de ce Sylvestre dont on parle tant en cette période.

Attention la suite…

Le verbe s’est fait chiard

Il y eut un soir, il y eut un matin, et Dieu vit. Nul ange merveilleux, nul soldat belliqueux, mais, dans une mangeoire inattendue, un enfant, fragile. Rejoignant le sordide de notre humanité, le Verbe c’est fait chiard. Se laissant langer, torcher, saisir, embrasser, le Divin, livré aux mains des hommes, prend le risque d’être aimé à la manière des hommes.  Et Dieu vit que cela était bon.  De ce nouveau né, jaillit en son premier souffle un cri ineffable mais déjà salutaire; le Verbe s’est fait chair. Longtemps ils n’avaient pensé voir Dieu sans mourir1. Ils s’imaginaient indignes de le recevoir, mais, quoi qu’imperceptible à leurs yeux, il vint en cette rencontre charnelle jusqu’à la promiscuité. Glorieux sacrilège, sainte profanation où Dieu se donne à aimer. Déjà cette provocation divine, prémices d’une alliance nouvelle, ouvre un avenir encore impensable qu’une croix révèlera. Au commencement, était le Verbe et le Verbe s’est fait chiard, et il a grandi parmi nous, passionnément.

Pour que le monde ait la vie. Jn 6,51

Joyeuse fête de la Nativité à toutes et à tous !
  1. Jg 13,22 & Dt 5,25

Chefs : un menu pour Noël ?

Dimanche 25 décembre 2011

MENU

Soufflé de semoule à la Lerouge

Lapin terrible sauce Zabou
accompagné d’une purée et de son beurre fermier ‘Edmond’

 Désert : Rose des sables, de chez Pneumatis

Bon appétit
&
JOYEUX NOEL !

… des suggestions pour l’apéro, le vin, le fromage  … le dijo ?
Amis cathoblogueurs toqués à vos cyber-fourneaux !

Capita-listes de Noël !

Non, promis je ne vous ferais pas la petite morale que Noël, c’est le partage, l’amour, la naissance du petit Jésus, Dieu fait pauvre parmi les pauvres, etc (je garde mon discours ‘bisounours’ pour plus tard – l’Avent n’est pas fini.) Mais ce message d’une société commerciale bien connue (cf. image), m’a fait sortir de ma torpeur et de mon cyber-silence. Rien d’étonnant en soi, depuis des lustres on est habitué à ce genre de discours marketing. Mais voilà,  nous avons suivi l’étoile bien des débats sur la laïcité, sur la place privée des religions dans notre société. Nous avons, depuis plusieurs mois, vu et lu la naissance de Jésus du(des) mouvement(s) des « indignés » à travers le monde.   Or, je trouve que ce petit message de la FNAC (Fête Noël Avec ton Chéquier ?) nous dit bien des choses sur une société ambigüe, ambivalente, confuse, contradictoire ? Comment dire … Bref (pour reprendre un mot à la mode), les mouvements laïques et ‘indignistes’ ne sont-ils pas finalement plus religieux et plus capitalistes qu’ils ne le désavouent ? Attention la suite…