Patience

Non, ce blog n’est pas encore mort. Les activités pastorales, les formations bibliques, les coopérations à la rédaction de documents, etc., sans compter l’absence d’inspiration, ne m’ont pas permis de m’investir ici.  De plus, je me donne un peu de temps pour réfléchir à la pertinence d’un tel blog.

Soyez patients avant de voir apparaître le mot FIN ou le mot SUITE.

« Maître, laisse-le encore cette année, le temps que je bêche tout autour et que je mette du fumier. Peut-être donnera-t-il du fruit à l’avenir. Sinon, tu le couperas. »
Luc 13,8-9

Rentrée d’ivrogne

jesus-repas Le Fils de l’homme est venu ; il mange et il boit, et vous dites : “Voilà un glouton et un ivrogne, un ami des publicains et des pécheurs.” Lc 7,31-35.

Après quelques temps de « pause », ce blog tente une rentrée. Rien n’est dit qu’il se poursuivra régulièrement.  Les activités multiples, qu’elles soient pastorales ou de formations, prennent (heureusement) la première place. Mais je ne vous jouerai pas de lamentation à la flûte, et ne comptez pas sur moi pour danser.

La rentrée dont je veux parler est celle de Jésus. Une rentrée fracassante dans l’humanité : il mange, il boit… avec des pécheurs et des publicains. C’est le Christ aux mains sales : celles qu’ils plongent dans notre humanité faillible, dans notre chair mortelle. Le mystère de notre religion : c’est le Christ,  manifesté dans la chair, justifié dans l’Esprit,  rappelait Saint Paul (1Tm 3,14-16). Il n’y a rien de plus beau que cette gloutonnerie d’humanité, cette ivrognerie d’espérance. En rejoignant nos faiblesses, il ne se fait pas seulement chair pour être vu, mais pour nous aimer de manière radicale et manifeste.

Face à tant d’ « amitié » nous serions bien pauvres, s’il ne nous offrait encore et par-dessus tout l’opportunité d’être entraînés dans cette folie d’aimer jusqu’au pardon… pas facile à vivre , pas facile à suivre. Mais certains osent, comme la pécheresse du récit suivant (c’est demain !)

Le Royaume en actes

pentecote_giotto2Tous ceux qui étaient devenus croyants vivaient ensemble, et ils mettaient tout en commun ; ils vendaient leurs propriétés et leurs biens, pour en partager le prix entre tous selon les besoins de chacun. (Ac 2,42-47)

Protocommunistes ? Gentils ? ou simplement naïfs ? Prière, enseignement des Apôtres, communion fraternelle, fraction du pain, joie, louange, signes, prodiges… Dans ces quelques versets, une vie de la première communauté nous est présentée. Y’a pas photo : ils sont parfaits ! Mais, soyons réalistes, il s’agit ici du portrait que dessine l’auteur des Actes des Apôtres au début de son livre : cet idéal ne durera pas, nous y reviendrons un autre jour. Pour autant, cette description si exemplaire serait-elle un manuel de la parfaite communauté dont les attitudes seraient uniquement destinées à être reproduites. Ce serait en faire une lecture ‘moralisante’ qui elle-même nous démoraliserait : impossible à mettre en pratique par nos moyens seuls. Et pour cause ! Continue reading

Sa Rencontre pascale nous transforme : Alléluia !

Resurrection-SchedoniOr l’ange, s’adressant aux femmes, leur dit : « Vous, soyez sans crainte ! Je sais que vous cherchez Jésus le Crucifié.
Il n’est pas ici, car il est ressuscité, comme il l’avait dit. Venez voir l’endroit où il reposait.
Puis, vite, allez dire à ses disciples : ‘Il est ressuscité d’entre les morts ; il vous précède en Galilée : là, vous le verrez !’ Voilà ce que j’avais à vous dire. » (Mt 28,1-10)

Je vous ai partagé durant ce carême quarante rencontres des plus diverses : avec un homme pressé, une reine angoissé, un menteur angélique, avec Isaïe, Moïse, Caïphe, Pilate… quarante rencontres venant parfois bousculer nos conforts, nos habitudes, nos a priori; quarante rencontres déroutantes depuis les rires, les cris jusqu’au silence du tombeau. Continue reading

Rencontre #40 … au jardin du silence

Mise au tombeau di-BuoninsegnaPrès du lieu où Jésus avait été crucifié, il y avait un jardin, et dans ce jardin, un tombeau neuf dans lequel on n’avait encore mis personne. Comme le sabbat des Juifs allait commencer, et que ce tombeau était proche, c’est là qu’ils déposèrent Jésus. (Jn 19,41-42)

Ainsi se terminait hier le récit de la Passion. Le Samedi saint, l’Église demeure auprès du tombeau de son Seigneur. Elle médite la passion et la mort du Christ. Continue reading