du Puy à Conques : les photos

Les photos de la marche effectuée du Puy-en-Velay à Conques sont disponibles sur le site  ou sur flickr (en diaporama).

Bonne visite… en attendant la suite.

Conques nous voilà

Arrivés à conques ce samedi, nous avons clos notre périple de 207 km. Cette dernière semaine aux étapes moins longues, nous à permis de ne marcher que le matin et profiter ainsi d un après midi de repos bien mérité. Que nous à apporté cette expérience ? Chacun a sans doute sa propre réponse, bien plus nous le découvrirons que bien plus tard. Ultreïa. Ps : photos à suivre.

Sur les chemins de St Jacques

Et voilà, au bout de notre 7ème étape à St Chély S/ Aubrac. Le premier jour (24 km), au départ du

Puy en Velay, fut pour nous l’occasion de tester notre endurance : çà grimpe çà grimpe… mais nous allons bon train (mais toujouts à pied). Le soir, au camping de St Privat, les muscles tirent. Mais nous sommes tous là. Le jour suivant, vers Saugues, fut la journée la plus terrible : beaucoup de dénivelés. Monter, descendre, monter, descendre… plus de souffle, plus de pied. Mais il  faudra attendre la troisième jour pour voir apparaître les premiers bobos : ampoules, genoux douloureux, muscles fatigués et nous aussi. La marche entre Saugues et le sauvage, plus calme en apparence, ne nous a pas épargné. Le soleil harrassant du Vendredi nous menant à 27 km à Aumont Aubrac, a été un véritable calvaire pour tous : chaleur soif, fatigue. Les ampoules toujours là, la longue marche du lendemain nous a amené sur le long plateau d’aubrac, fort heureusement sous un ciel couvert : pas un arbre n’aurait pu nous abrité.Arrivé à Nasbinals nous avons profité d’un bon dimanche de repos avant d’entamer des petites étapes (17-15 km). C’est ainsi que tranquillement, nous avons marché à la fraicheur du matin, les pieds reposées, les ampoules disparues, pour parvenir au joli paeti village de St Chély.

Les pieds ont soufferts certes, mais que de rencontres, que de moments partagés ensemble.

Un père, deux sales gosses et trois conneries…

ou Rocky contre Jules-Antoine
D’après « Le fils prodigue » (Lc 15,11-32).

C’est l’histoire d’un mec qui a deux sales mômes, mais vraiment des sales mômes !

Rocky, le cadet, ou l’ignorance du Père.

Rocky ce qu'il en reste On le connaît bien Rocky, le d’jeun ki veu fer la teuf – lol ! Pas fauché avec ce petit dernier. Son père : un vioc ka du frik ! « Allez! donne-moi l’pèze et j’me kass… » Wow ! Et voilà ce ringard de père, de son vivant, obliger de partager ses biens à ses fils. « le lien père-fils est ici une relation testateur-légataire », nous dirait Maître Zok, juriste. Et oui, notre Rocky réclame sa liberté comme si Papa l’empêchait de vivre libre. Il veut avoir son flouze et partir vivre SA vie. Finalement, il veut l’oublier c’te paternel : c’est plus que de la viande morte.

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L’Étranger

realisation affiche : despeh[at]hotmail[point]fr L’étranger, cet étrange étranger. Il ne parle pas ma langue. Il ne s’habille pas comme moi. Il ne partage pas mon histoire, ni ma culture. Il est si loin de moi, cet étranger que j’aime à j’aime à ignorer. Le voilà pourtant qui me tend la main. Non tant pour mendier que pour m’inviter. Son regard m’appelle à lui parler, à le rencontrer. Étrange dialogue inattendu, inhabituel, comme au bord d’un puits de Samarie. Étrange amitié qui se noue dans cette main serrée. Qui sait ? Portera-t-il un jour mon corps blessé sur une route de Jéricho. Il est l’autre, l’inattendu, qui m’oblige à dépasser mon regard inquiet et ouvrir mon âme à la confiance et contempler en lui, un homme, une femme, un enfant, aimé de Dieu. Ce lointain étranger est désormais mon prochain, mon ami, mon frère. Et dans ce monde express, le choc de nos cultures quittera les déserts de l’affrontement et de l’indifférence pour une terre fluente de paix et d’amour.

Texte lu lors du Spectacle des Jeunes du doyenné des Herbiers, donné le 27 & 29 février 2010, à St Laurent s/ Sèvre (Vendée).

P.S. : Bravo les jeunes et merci !