Bon carême !

Je vous souhaite, amis chrétiens, un bon carême, avec le double sens de cet adjectif évoquant à la fois la bonté et l'adéquation. Mais-je vous souhaiter bonne course ?

Je vous souhaite, amis chrétiens, un bon carême, avec le double sens de cet adjectif évoquant à la fois la bonté et l'adéquation. Mais-je vous souhaiter bonne course ?

Paradoxalement, la Passion est le lieu où la parole de Jésus se fait plus discrète, quasi silencieuse. Par contre, les paroles et les gestes de ses adversaires ne manquent pas.

Avec cette nouvelle série, nous allons découvrir les acteurs de la passion du Christ. Ça ne sera pas donc un commentaire suivi d’un récit, mais une approche plutôt transversale. Qui sont-ils ? Et quel rôle jouent-ils dans ce procès de Jésus ? Qu’est-ce qui a motivé la trahison de Judas, le reniement de Pierre, l’accusation de Caïphe ou le verdict de Pilate ?

Ce récit du retour à la vie de Lazare, épisode connu, ne constitue que les huit derniers versets. Avant d’arriver à ce « miracle », l’évangéliste déploie un cheminement qui n’est pas sans nous poser questions.

Dans l’évangile selon Matthieu, l’épisode de la transfiguration se situe immédiatement après la profession de foi de Pierre et sa réaction à l’annonce de la Passion. C’est un épisode assez étrange. Car il suscite plus de questionnements que de foi.

Comme Marc et Luc, Matthieu situe un séjour de Jésus au désert, juste après le baptême dans le Jourdain. Marc (1,12-13) l’évoque en deux courts versets souhaitant souligner davantage l’avènement d’un Eden retrouvé avec la venue du Christ. Luc et Matthieu d’une même tradition, où le récit des tentations est développé dans un dialogue entre Jésus et le Tentateur. Mais qu’entendre par « tentation » ?

C’est le silence du samedi saint qui s’impose à nous jusqu’à la tombée de la nuit. Aucun évangile ne raconte la vie des disciples durant ce sabbat, au lendemain de la mort de Jésus excepté Luc qui souligne sobrement que durant le sabbat, les femmes observèrent le repos prescrit (Lc 23,59).

Ce vendredi saint nous invite à suivre Jésus sur son chemin de croix, depuis son arrestation jusqu’au tombeau. Nous sommes en ce jour au cœur du mystère même de la foi qu’est celui de la croix. Une croix nous est donnée à contempler comme signe visible du Salut de Dieu : n’est-ce pas paradoxal ?

Avec ce jeudi Saint, nous entrons dans ce Triduum Pascal, ces trois derniers jours de Passion. Aujourd’hui nous contemplons Jésus lors de son dernier repas avec ses disciples, un repas qui veut donner tout le sens de sa Passion et de sa vie. Un repas où deux gestes nous sont offerts : la fraction du pain et le lavement des pieds.

Depuis Lundi nous avons évoqué vaguement le personnage de Judas et l’annonce de sa traîtrise. L’évangile d’aujourd’hui nous donne à entendre maintenant ce récit de trahison.

L’onction de Béthanie dans l’évangile selon Jean, précède le dernier repas de Jésus où celui-ci lavera les pieds de ses disciples. Mais c'est aussi le moment où Jésus annonce la faiblesse et la fragilité de ces mêmes disciples.

Aujourd’hui Lundi, notre désert a des parfums d’onction à Béthanie mais aussi auprès d’un prophète d’autrefois…