Jésus trahi (Lc 22,1-6)

Chez Luc, la Passion s’ouvre avec la trahison de Judas. Cette péricope est un des rares passages où Jésus est absent du récit. Tout se joue ailleurs et loin de lui.

Chez Luc, la Passion s’ouvre avec la trahison de Judas. Cette péricope est un des rares passages où Jésus est absent du récit. Tout se joue ailleurs et loin de lui.

La Passion selon Luc reprend majoritairement la trame narrative de celle de Marc, comme de Matthieu. Cependant, comme très souvent, l’évangéliste revisite, à sa manière, certains épisodes et en introduit de nouveaux comme la comparution devant Hérode ou le dialogue avec les malfaiteurs crucifiés.

Au sein du Temple, Jésus a annoncé la ruine du sanctuaire (21,5-19). Dans la suite de ce discours, la destruction de Jérusalem est maintenant évoquée. Cependant, Jésus distingue ce drame de l’avènement du Fils de l’homme.

Comme si tous ses détracteurs avaient quitté la scène, Jésus s’adresse au peuple, présent dans le Temple, pour rappeler l’hypocrisie des scribes et mettre en valeur la foi d’une veuve.

La réponse aux sadducéens fait place maintenant à la question de Jésus sur la figure du Messie, destinée aux scribes qui le félicitent.

Après la question de l’autorité de Jésus, ses opposants en viennent maintenant à l’interroger sur l’impôt dû à l’occupant romain.

L’action et les paroles de Jésus dans le Temple ont provoqué ses détracteurs : ils cherchaient à le faire mourir. Ces mêmes opposants vont alors tenter, à maintes reprises, de faire tomber Jésus, comme en ce passage.

Ce qui avait été résolument décidé (9,51) arrive enfin à son accomplissement : Jésus entre à Jérusalem.

Suite immédiate au récit de Zachée, cette parabole constitue une réponse aux détracteurs reprochant à Jésus cet accueil du chef des collecteurs d’impôts.

La ville de Jéricho est le cadre de trois scènes liées les unes aux autres : la guérison d’un aveugle (18,35-43), l’accueil de Zachée (19,1-10) suivi de la parabole des mines (19,11-27).

La dernière annonce de la Passion fait suite à la péricope de l’homme riche et du nécessaire abandon en biens et en pouvoirs pour entrer dans le royaume.

Celui que Matthieu décrit comme un jeune homme est qualifié par Luc de notable. Ce terme vient en contraste avec la fragilité décrite précédemment pour les disciples devant accueillir le royaume de Dieu comme des enfants.