À l’aube de la Passion

Nous voici à l’aube du Triduum Pascal, cette période de trois jours qui célèbre la Pâque de Jésus avec son dernier repas, sa passion et sa résurrection.

Nous voici à l’aube du Triduum Pascal, cette période de trois jours qui célèbre la Pâque de Jésus avec son dernier repas, sa passion et sa résurrection.

Avec le chapitre 13 commence le second volet de l’évangile de Jean souvent appelé ‘le livre de la Gloire’. Cette partie est constituée de trois ensemble. Le premier concerne toute une séquence discursive initiée avec le lavement des pieds (13-17). Viennent ensuite le récit de la Passion (18-19) et ceux des manifestations du Ressuscité (20-21).

Paradoxalement, la Passion est le lieu où la parole de Jésus se fait plus discrète, quasi silencieuse. Par contre, les paroles et les gestes de ses adversaires ne manquent pas.

C’est le silence du samedi saint qui s’impose à nous jusqu’à la tombée de la nuit. Aucun évangile ne raconte la vie des disciples durant ce sabbat, au lendemain de la mort de Jésus excepté Luc qui souligne sobrement que durant le sabbat, les femmes observèrent le repos prescrit (Lc 23,59).

Ce vendredi saint nous invite à suivre Jésus sur son chemin de croix, depuis son arrestation jusqu’au tombeau. Nous sommes en ce jour au cœur du mystère même de la foi qu’est celui de la croix. Une croix nous est donnée à contempler comme signe visible du Salut de Dieu : n’est-ce pas paradoxal ?

Avec ce jeudi Saint, nous entrons dans ce Triduum Pascal, ces trois derniers jours de Passion. Aujourd’hui nous contemplons Jésus lors de son dernier repas avec ses disciples, un repas qui veut donner tout le sens de sa Passion et de sa vie. Un repas où deux gestes nous sont offerts : la fraction du pain et le lavement des pieds.

Le Samedi saint, l'Église demeure auprès du tombeau de son Seigneur. Elle médite la passion et la mort du Christ.

Dans son évangile, au cœur du procès, l'évangéliste Jean se focalise sur la rencontre entre Jésus et Pilate. Ces quelques extraits de la Passion selon saint Jean vont nous éclairer sur l'enjeu d'un tel récit.

Jésus dépose son vêtement, comme ce bon berger qui déjà dépose sa vie pour ses brebis (Jn 10,11-15), pour ses amis (Jn 15,13). Mais tout ça pour quoi ?