L’entrée à Jérusalem et la venue au Temple (Mt 21,1-27)

Parallèles : en fonction des péricopes (voir infra)

Dim. Rameaux (A) – entrée messianique

Jérusalem annoncée est maintenant en vue. L’entrée dans la ville est associée à l’arrivée tonitruante de Jésus dans le Temple (21,12-17). Le débat avec la classe sacerdotale ne fait que commencer.

Duccio di Buoninsegna, Entrée de Jésus à Jérusalem, 1310

Un moment solennel

Les quatre évangiles ont choisi de mettre en avant cette tradition sur Jésus, et parfois de manière développée : la recherche précise d’un âne suivie de la description de l’accueil aux portes de Jérusalem. La solennité de l’évènement est soulignée voire même embellie. Deux moments qui en disent plus qu’une simple chronologie des faits.

Si j’ai déjà évoqué cette entrée qualifiée de ‘triomphale’ à Jérusalem lors du commentaire de l’évangile de Marc , je ne pourrai la reprendre intégralement pour Matthieu. Leurs différences sont pourtant légères mais non moins signifiantes. Reprenons-les à grands traits.

Entrée à Jérusalem, Pedro Orrente c. 1620

Quatre récits

Le récit de cet épisode se trouve dans les quatre évangiles : Mt 21,1-11; Mc 11,1-11; Lc 19,28-40 et Jn 12,12-16. Celui de l’évangile selon Jean est le plus succinct. La montée à Jérusalem via Béthanie et Bethphagé est passée sous silence, et un ânon l’attend, simplement, au moment de l’acclamation de foule avec ses rameaux. L’évangéliste johannique ne fait pas dans l’emphase. Il souligne juste mais de manière explicite, comme le fera Matthieu, que Jésus accomplit la parole du prophète Zacharie (Za 9,9 – cf. ci-après).

Cette brièveté du quatrième évangile doit nous rendre attentif aux trois autres évangiles synoptiques. Ils ont pour point commun de distinguer deux moments dans cette entrée de Jésus à Jérusalem : la recherche d’un ânon d’une part, et l’ovation de Jésus d’autre part. Ce dernier moment, avec ou sans rameaux, suscite la réaction des spectateurs (sauf en Marc) qu’ils soient disciples (Jn), jérusalémites (Mt) ou pharisiens (Lc).

Ânon et ânesse pour le roi (21,1-7)

Parallèles : Mc 11,1-11 | Lc 19,28-40 | Jn 12,12-19

21, 1 Jésus et ses disciples, approchant de Jérusalem, arrivèrent en vue de Bethphagé, sur les pentes du mont des Oliviers. Alors Jésus envoya deux disciples 2 en leur disant : « Allez au village qui est en face de vous ; vous trouverez aussitôt une ânesse attachée et son petit avec elle. Détachez-les et amenez-les moi.3 Et si l’on vous dit quelque chose, vous répondrez : “Le Seigneur en a besoin”. Et aussitôt on les laissera partir. » 4 Cela est arrivé pour que soit accomplie la parole prononcée par le prophète : 5 Dites à la fille de Sion : Voici ton roi qui vient vers toi, plein de douceur, monté sur une ânesse et un petit âne, le petit d’une bête de somme. 6 Les disciples partirent et firent ce que Jésus leur avait ordonné. 7 Ils amenèrent l’ânesse et son petit, disposèrent sur eux leurs manteaux, et Jésus s’assit dessus.

Un chemin préparé

Le récit de Matthieu rejoint sur bien des points ceux de Marc et de Luc. Le trajet amène ainsi Jésus à prendre la route de Bethphagé, via le mont des oliviers pour arriver – face au temple – à Jérusalem. Ce chemin n’est pas anodin et cela à plusieurs titres. Il évoque celui que David prit – mais en sens inverse – pour fuir lors du coup d’état de son fils (2S 16). La route de Jésus est donc un chemin de reconquête royal. Mais nous le savons, ce chemin-là passe par le mont des Oliviers qui n’est pas sans évoquer déjà, le jardin de l’arrestation.

De Béthanie à Jérusalem
Le trajet

La préparation de ce voyage de moins de quatre kilomètres est quand même exceptionnelle. Jésus envoie deux disciples avec des instructions précises. Tout semble prêt: l’ânon et sa mère, le lieu où ils se trouvent, ce qu’on doit dire… Il serait vain de se demander : comment Jésus a-t il pu préparer cela alors que ses apôtres et disciples eux-mêmes semblent ignorant à ce sujet ? Justement, le texte veut nous laisser dans l’ignorance. Ce qui est imprévisible pour les disciples – et le lecteur – est connu de Jésus. Pour le dire autrement, les évangiles soulignent que Jésus sait la gravité du moment, que ce séjour à Jérusalem est d’importance. Jésus rejoint son destin, mais plus encore, il est rejoint par la Parole de Dieu qui l’attend sur le chemin.

Duccio di Buoninsegna, Entrée de Jésus à Jérusalem, 1310

L’ânon de la Parole de Dieu

La mention de l’ânon est commun aux quatre évangiles. Mais seul Matthieu a ajouté à ses côtés l’ânesse. Pourtant la référence à l’Ecriture ne fait mention que d’un petit d’âne.

Za 9, 9 Exulte de toutes tes forces, fille de Sion ! Pousse des cris de joie, fille de Jérusalem ! Voici ton roi qui vient à toi : il est juste et victorieux, pauvre et monté sur un âne, un ânon, tout jeune. 10 Ce roi fera disparaître d’Éphraïm les chars de guerre, et de Jérusalem les chevaux de combat ; il brisera l’arc de guerre, et il proclamera la paix aux nations. Sa domination s’étendra d’une mer à l’autre, et de l’Euphrate à l’autre bout du pays.

Comme à son habitude, Matthieu aime à souligner combien l’événement accomplit l’Écriture. Il reprend ici de manière explicite un verset du prophète Zacharie. On remarquera quand même, combien Matthieu a évacué toute référence à l’allégresse, à la joie et ainsi qu’à la victoire, en raison de ce qui a été dit aux versets précédents. C’est la figure du Christ s’avançant vers sa Passion qui réinterprète toute l’écriture. La joie et la victoire seront au rendez-vous mais à la fin de cet évangile.

Cet ânon sur le chemin veut rappeler au lecteur que Jésus accomplit l’Ecriture, non pour la mimer à la lettre, mais pour signifier qu’il met en œuvre le dessein de Dieu, son Père. Il est bien ce roi que Jérusalem attend, à la fois juste et victorieux, mais aussi humble et pauvre. Là encore, Matthieu souhaite nous donner des clefs de lecture pour comprendre le drame de la Passion à la lumière du dessein divin. Mais pourquoi faire mention d’une ânesse en plus ?

Matthieu est un fin connaisseur des saintes écritures. Il mêle souvent, à la manière de poupées gigognes, une citation dans une autre citation. L’ânesse pourrait ainsi évoquer un autre moment : la victoire d’Israël, ovationnée, par la prophétesse Déborah :

Jg 5,10-11 Le cœur va aux chefs d’Israël, à ceux du peuple qui s’offrent librement. Bénissez le Seigneur ! Vous qui montez des ânesses blanches, vous qui siégez sur des tapis, et vous qui marchez sur la route, parlez ! Dans les propos échangés auprès des abreuvoirs, là, on raconte les justes actions du Seigneur, la justice de sa force en Israël. Alors, le peuple du Seigneur est descendu aux portes.

Comme son ânon, Jésus ne rentre pas seul à Jérusalem, c’est toute la parole de Dieu, le dessein du Père, qui l’accompagne et qui, en premier, l’ovationne.

Mrironov, Le Seigneur à Jérusalem, 2016

Une ovation pour le messie (21,8-11)

Parallèles : Mc 11,1-11 | Lc 19,28-40 | Jn 12,12-19

21, 8 Dans la foule, la plupart étendirent leurs manteaux sur le chemin ; d’autres coupaient des branches aux arbres et en jonchaient la route. 9 Les foules qui marchaient devant Jésus et celles qui suivaient criaient : « Hosanna au fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Hosanna au plus haut des cieux ! » 10 Comme Jésus entrait à Jérusalem, toute la ville fut en proie à l’agitation, et disait : « Qui est cet homme ? » 11 Et les foules répondaient : « C’est le prophète Jésus, de Nazareth en Galilée. »

Des branches

Dans l’évangile selon Matthieu, ce sont des foules nombreuses qui acclament la venue de Jésus, munies de branches. Jean de son côté (12,13) précise des ‘branches de palmiers‘ pour souligner la dignité de l’hôte. Mais chez Luc, il n’y a point de branches , ni même de feuillages comme chez Marc (11,8). Rien, comme quoi on peut se passer de rameaux, pour accueillir le ‘fils de David qui vient au nom du Seigneur‘. De même, au lieu de grandes foules, Marc a préférée une scène plus intimiste avec ses disciples. Chez Matthieu c’est toute la ville de Jérusalem qui accueille Jésus entrant en procession.

Mais pourquoi des branches d’arbres ? Ce n’est pas très astucieux, ni confortable : comment avancer sur un sol jonché de branches ? Là encore, Matthieu nous renvoie à l’Ecriture et au prophète Isaïe qui déclarait :

Is 55,11-13 Ainsi ma parole, qui sort de ma bouche, ne me reviendra pas sans résultat, sans avoir fait ce qui me plaît, sans avoir accompli sa mission. Oui, dans la joie vous partirez, vous serez conduits dans la paix. Montagnes et collines, à votre passage, éclateront en cris de joie, et tous les arbres de la campagne applaudiront de leurs branches.

Hosanna

En cette entrée à Jérusalem, toute la Parole de Dieu accueille le Messie. Les foules le désignent avec le titre royal de ‘fils de David’ et la dénomination messianique ‘celui qui vient au nom du Seigneur‘. Hosanna, c’est-à-dire : “Dieu sauve !”. Mais il faudra bien des conversions pour que ce royal fils de David soit reconnu ‘roi des juifs’ crucifé (27,37) , et que le messie de Dieu soit confessé ‘Fils de Dieu’ (27,54).

Il nous faudra aussi saisir combien ces branches qui acclament sont aussi celles de la croix, que ces cris de victoire se taisent avant de resurgir en vraie joie au tombeau vide… Son ultime et définitif triomphe.

Pour le moment, l’entrée est apparemment triomphale. C’est une procession qui accueille son roi et messie, celui qui vient au nom du Seigneur. L’arrivée de Jésus à Jérusalem suscite au sein de Jérusalem la ‘fille de Sion’ (et non plus la mère), plus d’agitation, de tremblements, que d’allégresse. La ville est comme sans dessus dessous.

Un bouleversement est annoncé et son nom est ‘Jésus de Nazareth en Galilée’ qualifié ici de prophète. Un bouleversement qui va se poursuivre jusqu’au sein du Temple.

El Greco, Purification_temple,1600

Entrant dans le Temple (21,12-17)

Parallèles : Mc 11,15-19 | Lc 19,45-48 | Jn 2,13-25

21, 12Jésus entra dans le Temple, et il expulsa tous ceux qui vendaient et achetaient dans le Temple ; il renversa les comptoirs des changeurs et les sièges des marchands de colombes. 13Il leur dit : « Il est écrit : Ma maison sera appelée maison de prière. Or vous, vous en faites une caverne de bandits. » 14Des aveugles et des boiteux s’approchèrent de lui dans le Temple, et il les guérit. 15Les grands prêtres et les scribes s’indignèrent quand ils virent les actions étonnantes qu’il avait faites, et les enfants qui criaient dans le Temple : « Hosanna au fils de David ! » 16Ils dirent à Jésus : « Tu entends ce qu’ils disent ? » Jésus leur répond : « Oui. Vous n’avez donc jamais lu dans l’Écriture : De la bouche des enfants, des tout-petits, tu as fait monter une louange ? » 17Alors il les quitta et sortit de la ville en direction de Béthanie, où il passa la nuit.

Une caverne de bandits

Ce n’est pas tant les changeurs et les marchands de colombes, qui sont ici accusés de faire du Temple, une caverne de bandits, mais ceux qui sont charge de l’administration et du culte : les grands-prêtres. Celui qui renverse, bouleverse l’ordre du Temple en rappelle sa vocation. La parole de Jésus reprend les paroles des prophètes Isaïe et Jérémie : ma Maison sera appelée : « Maison de prière pour tous les peuples » (Is 56,7) et Cette Maison sur laquelle mon nom a été proclamé, la prenez-vous donc pour une caverne de bandits ? Moi, en tout cas, je vois qu’il en est ainsi – oracle du Seigneur (Jr 7,11). En renversant les changeurs et les marchands, services nécessaires aux offrandes et sacrifices, Jésus montre l’inanité d’un tel fonctionnement soutenu par la classe sacerdotale, ces bandits qui ont fait du temple, un repaire réservé, inaccessible et caché.

La version de Matthieu fait intervenir des aveugles et des boiteux. Leur guérison souligne le contraste entre la stérilité du Temple, et le salut donné par le Messie. Et ici même, Jésus par ces guérisons – dont nous avons déjà indiqué la valeur messianique –révèle son identité. Ces boiteux et aveugles qui ne peuvent approcher du Sanctuaire du Temple, s’approche maintenant de Jésus, désigné encore comme fils de David.

La réaction des scribes et grands prêtres porte justement sur ces faits miraculeux, plus que sur les tables renversées. Une opposition naît. Et la scène met aussi en avant, la place de ces enfants, de ces petits qui, eux, voient et saluent leur Messie. Ils sont bien les premiers, dans ce Royaume, à le reconnaître et à l’accueillir, au grand dam des notables du Temple.

Giovanni Domenico Tiepolos, Jésus maudissant le figuier,1800

Le figuier stérile (21,18-22)

Parallèle : Mc 11,20-25

21, 18Le matin, en revenant vers la ville, il eut faim. 19 Voyant un figuier au bord du chemin, il s’en approcha, mais il n’y trouva rien d’autre que des feuilles, et il lui dit : « Que plus jamais aucun fruit ne vienne de toi. » Et à l’instant même, le figuier se dessécha. 20 En voyant cela, les disciples s’étonnèrent et dirent : « Comment se fait-il que le figuier s’est desséché à l’instant même ? » 21 Alors Jésus leur déclara : « Amen, je vous le dis : si vous avez la foi et si vous ne doutez pas, vous ne ferez pas seulement ce que j’ai fait au figuier ; vous pourrez même dire à cette montagne : “Enlève-toi de là, et va te jeter dans la mer”, et cela se produira. 22 Tout ce que vous demanderez dans votre prière avec foi, vous l’obtiendrez. »

Le figuier, la Loi et le Temple

J’ai déjà commenté cet épisode (en article, comme en podcast), mais dans la version donnée par Marc dans laquelle le figuier encadre le passage de la purification du Temple. Ici l’épisode vient conclure l’événement tel un verdict : Jésus n’a trouvé aucun fruit en ce figuier de belle apparence, comme il n’en trouva aucun au sein du magnifique Temple. La venue de Jésus et ses signes favorables envers les aveugles et les boiteux, ont à l’instant même rendu manifeste l’inanité du Temple et l’aveuglement de ses notables.

Le Temple est et doit être une maison de prière, selon la parole de Dieu. Or maintenant, lorsque Jésus évoque la prière, c’est n’est plus en fonction de ce Temple de pierres, mais en raison de la foi de ses disciples. C’est à eux tous qu’ils s’adressent, ils sont la communauté qui se rassemble, non pour un temple, mais dans leur foi en leur Seigneur. Ces versets sont aussi, pour les disciples, une mise en garde pour ne pas devenir à leur tour, un figuier desséché. Ils ont eux aussi à être bousculés par la parole de Jésus, à ouvrir les yeux sur ce mystère. Un mystère qui nous est donné de comprendre par cette étrange image :  si vous avez la foi […]  vous pourrez même dire à cette montagne : “Enlève-toi de là, et va te jeter dans la mer”, et cela se produira.

Étrange car la montagne est le lieu biblique et symbolique de la présence de Dieu – comme le Temple. Étrange car la mer désigne aussi le lieu de la mort et des abysses. L’image d’une montagne jetée à la mer a dû perturbé, en son temps, beaucoup d’auditeurs. Mais pourtant, il y a là une expression propre à l’avènement du Royaume, où la présence du Père s’exprimera davantage sur une croix, qu’en haut d’un Temple. Une métaphore qui rappelle aussi cette invitation pour les disciples, à l’abaissement, à devenir comme des enfants. Ce mouvement descendant, d’une montagne à la mer est celui de l’Évangile.

Seconde entrée dans le Temple (21,23-27)

Parallèles : Mc 11,27-33 | Lc 20,1-8

21, 23 Jésus était entré dans le Temple, et, pendant qu’il enseignait, les grands prêtres et les anciens du peuple s’approchèrent de lui et demandèrent : « Par quelle autorité fais-tu cela, et qui t’a donné cette autorité ? » 24 Jésus leur répliqua : « À mon tour, je vais vous poser une question, une seule ; et si vous me répondez, je vous dirai, moi aussi, par quelle autorité je fais cela : 25 Le baptême de Jean, d’où venait-il ? du ciel ou des hommes ? » Ils faisaient en eux-mêmes ce raisonnement : « Si nous disons : “Du ciel”, il va nous dire : “Pourquoi donc n’avez-vous pas cru à sa parole ?” 26 Si nous disons : “Des hommes”, nous devons redouter la foule, car tous tiennent Jean pour un prophète. » 27 Ils répondirent donc à Jésus : « Nous ne savons pas ! » Il leur dit à son tour : « Moi, je ne vous dis pas non plus par quelle autorité je fais cela.

Le retour du baptiste

Jésus n’abandonne pas le Temple pour autant. Il le remplit à nouveau de sa présence. Et sa parole semble même prendre plus d’importance que le sanctuaire : les grands prêtres et les anciens s’approchent de lui. Effectivement, la personne même de Jésus pose question. Il y a donc au sein, de la maison de Dieu, un face à face, entre ce galiléen de Nazareth et ceux qui possèdent le pouvoir et la légitimité sur le Temple et le peuple, ces grands prêtres et anciens.

En faisant appel à Jean le baptiste, Jésus prend à témoin cet homme qui fut admiré du peuple mais qui s’opposa aussi à la légitimité du Temple. Son baptême dans le Jourdain pour le pardon des péchés venant en « concurrence », voire en opposition avec les rites proposés dans l’enceinte cultuelle de Jérusalem. Mais surtout, Jésus leur présente une figure qui annonçait l’ère messianique, le temps du jugement et du Royaume des Cieux. Les grands prêtres et les anciens n’ont pu accueillir l’annonce du baptiste, que l’évangéliste nous avait présenté comme un précurseur. Dès lors, comment pourraient-ils accueillir « Celui qui vient au nom du Seigneur » ?

La venue de Jésus à Jérusalem, est raconté chez Matthieu comme une confrontation entre ce Messie annoncé, et la classe sacerdotale et sadducéenne, sourde et aveugle. Les passages suivants vont encore accentuer cette opposition .  

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