Dimanches et fêtes de juillet

Juillet, Année A

Avec ce mois, advient le temps de “parasols” (du moins je l’espère pour nos amis juilletistes). Mais c’est aussi le temps des paraboles que la liturgie nous propose pour ces dimanches.

Le calendrier du mois

Le temps des paraboles

Alors que notre série du podcast “Jésus, semeur de paraboles” touche à sa fin, voilà que la liturgie du mois de juillet nous proposera d’entendre celles du chapitre 13 de l’évangile de Matthieu.

Tout commence ce 14e dimanche ordinaire (5 juillet) avec cette révélation aux tout-petits proclamée par Jésus. Une invitation à comprendre l’avènement du Royaume et du Fils de Homme non pas destiné à une élite mais offerte à ces petits, opposés aux sages et aux savants. Ces derniers représentent l’élite intellectuelle ou religieuse ou encore des personnes pieuses et moralement intègres.

Jésus révèle combien le dessein de Dieu s’adresse d’abord à celles et ceux qui, souvent méprisés ou exclus, n’ont pas ces privilèges en raison de leur statut social, de leur santé ou de leurs conditions de vie. Ils sont celles qui ceux qui souffrent et peinent sous le fardeau. Pourtant, ils sont les premiers destinataires de l’Évangile quitte à faire grincer des dents celles et ceux s’en considéraient comme les heureux récipiendaires.

Les paraboles

Les paraboles de Jésus s’appuient sur la même conviction et procèdent du même mécanisme : montrer que l’Évangile est une espérance pour celles et ceux qui ne s’en estimeraient pas dignes, obligeant, même les sages et les savants orgueilleux, à reconsidérer leurs représentations du salut et de la miséricorde de Dieu.

Ainsi le semeur (15e dim. ord.) jette ses semences avec générosité, sans considération de la qualité du sol. Et, paradoxalement, les sols les plus stériles sont désignés par une inflexibilité de la pensée, une indolence indifférente, le souci des mondanités ou la séduction de la richesse. Tout le contraire de celles et ceux qui parfois peinent et cherchent un véritable salut. Là est la bonne terre : en cet accueil sincère de la Parole malgré les pauvretés et les faiblesses de chacun(e). Qui est le bon grain et qui est l’ivraie (16e dim. ord.) ? Le bon poisson ou celui sans valeur (17e dim. ord.) au regard de Dieu, du Christ et de son Évangile ?

paraboles et parasols

Et nos parasols dans tout cela ?

Qu’est-ce qu’un parasol sinon un abri, un repaire, pour se protéger des ardeurs du soleil (et parfois de la pluie), même pour un instant ? Son ombre accueille chacun(e), en particulier (et surtout) les plus petits et les plus fragiles, en raison de leur âge ou de leur santé. Ce parasol ne cache pas ses occupants du monde ; au contraire, il leur permet d’être présent à cette vie de plage, parfois grouillante et bruyante. Ce parasol peut aussi servir – et c’est bien utile – de repère pour celles et ceux qui cherchent leur direction ou leur position. Ou encore d’y venir s’y abriter, s’y reposer, s’y rencontrer. Un peu comme les paraboles ou plutôt cette parabole vivante qu’est le Christ lui-même.

421a paraboles

Je vous invite à écouter la série du podcast sur les paraboles évangéliques pour comprendre le sens, l’objectif et les mécanismes des paraboles évangéliques.

Bonne lecture et bon partage.

Le calendrier

JUILLET

Août

François BESSONNET
François BESSONNET

Bibliste et prêtre (Vendée). → en savoir plus

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