Le salut du bon larron (Lc 23,26-43)

Rameaux (C) Lc 22,14-23,56
Christ Roi (C) Lc 23,35-43

Crucifié, Jésus subit les moqueries : Qu’il se sauve lui-même, Sauve-toi toi-même, et nous aussi ! Or, justement, c’est bien ce salut que Jésus manifeste sur la croix envers un malfaiteur.

Maître Budé de Dreux, Crucifixion, 1450

Organisation

L’ensemble de la crucifixion est, jusqu’au récit de la mort de Jésus (23,26-49), disposé de manière concentrique. Les deux épisodes (v.26-31 ; v.44-49) , encadrant ce passage, mettent en scène une même association de personnages :

  • un homme (Simon de Cyrène v.26, le centurion v.47),
  • une multitude (le peuple v.27, la foule v.48)
  • un groupe de femmes  (les filles de Jérusalem v.27 et celles qui l’avaient suivi depuis la Galilée v.49).

Ces deux épisodes ont aussi leurs parallèles avec les verbes suivre  (akolouthéô, ἀκολουθέω v.27 ; sunakolouthéo, συνακολουθέω 49) ; se frapper la poitrine (koptô, κόπτω v.27, tuptô ta stèthè, τύπτω τὰ στήθη v.48) et se retourner ( stréphô, στρέφω v.28 ; upostréphô, ὑποστρέφω  v.48 )

Les autres épisodes se répondent également en fonction des personnages :

  • (A v.26-28a) Sur le chemin : Simon, le peuple, des femmes
  • (B v.28b-31) Propos eschatologique aux filles de Jérusalem
    • (C v.32-34) Jésus crucifié entre deux malfaiteurs
      • (X v.35-38) Les moqueries des chefs de Jérusalem et des soldats
    • (C’ v.39-43) Le dialogue des deux malfaiteurs
  • (B’ v.44-46) Incidents de type eschatologique (obscurité, soleil caché…)
  • (A’ v.47-49) mort de Jésus : le centurion, la foule, les femmes

Cette disposition met en exergue trois éléments : d’abord les titres (en X v.35-37) Messie de Dieu, Élu (v.35) et roi des Juifs (v.36.37) désignant le crucifié ; puis, les paroles de salut de Jésus (C et C’) : Père pardonne-leur… (v.34) et Aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le paradis (v.43) ; enfin la dimension eschatologique de la croix (B et B’).

Saulgau Antoniuskirche, Kreuzweg Fugel, 1921

Comme ils l’emmenaient (A. 23,26-31)

23, 26 Comme ils l’emmenaient, ils prirent un certain Simon de Cyrène, qui revenait des champs, et ils le chargèrent de la croix pour qu’il la porte derrière Jésus. 27 Le peuple, en grande foule, le suivait, ainsi que des femmes qui se frappaient la poitrine et se lamentaient sur Jésus.

Simon de Cyrène, le peuple, des femmes

Comme les autres évangiles synoptiques, Luc fait mémoire de Simon de Cyrène recruté de force pour soutenir Jésus. Marc (15,21) rappelait le lien entre Simon de Cyrène et la communauté destinataire de son évangile qui en connaissait les descendants : Alexandre et Rufus. Chez Luc, cet épisode, à la suite du procès, permet d’insister sur l’état de faiblesse de Jésus, à l’opposé de la figure d’un Messie fort ou d’un héros résistant. Luc nous dépeint Jésus, sans force, incapable de soulever le patibulum, la poutre transversale que le condamné devait transporter jusqu’au poteau vertical, le stipes, déjà en place. L’évangéliste est le seul à mentionner, de manière explicite, la place de Simon de Cyrène derrière Jésus. Ici, il ne s’agit pas de faire de Simon, la représentation du véritable disciple : 9,23 Celui qui veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix chaque jour et qu’il me suive. Simon n’est en rien volontaire, et ne porte pas sa croix mais celle de Jésus. L’évocation de ce personnage, outre un élément pouvant puiser dans l’histoire, rappelle, chez Luc, l’absence des autres disciples derrière leur Seigneur. Bien plus, son identité de juif (par son prénom) issu de la diaspora (Cyrène, en Libye) offre à la scène un caractère universel.

D’autres personnages suivent pourtant Jésus. Le peuple, qui précédemment (23,18), avec les élites religieuses, intimait Pilate afin de crucifier Jésus, le suit désormais silencieusement spectateur (v. 35). Les femmes, sur ce chemin, jouent un rôle particulier : elles pleurent en se frappant la poitrine (koptô, κόπτω v.27) : un geste de deuil (8,52) accompagné de lamentations, comme les traditionnelles pleureuses orientales chargées de la liturgie du deuil. Pour une part, leurs pleurs rappellent l’innocence de Jésus injustement condamné à mort. Ces lamentations font écho au prophète Zacharie (dont les paroles s’accompliront, plus encore, à la fin du récit de la crucifixion (23,44-49) : Za 12 , 10 Celui qu’ils ont transpercé, ils feront une lamentation sur lui, comme on se lamente sur un fils unique ; ils pleureront sur lui amèrement, comme on pleure sur un premier-né.

C’est à ces femmes, représentant ici Jérusalem, que Jésus s’adresse.

Raphaël, Spasimo, 1516

Filles de Jérusalem (B. 23,26-31)

23, 28 Il se retourna et leur dit : « Filles de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi ! Pleurez plutôt sur vous-mêmes et sur vos enfants ! 29 Voici venir des jours où l’on dira : “Heureuses les femmes stériles, celles qui n’ont pas enfanté, celles qui n’ont pas allaité !” 30 Alors on dira aux montagnes : “Tombez sur nous”, et aux collines : “Cachez-nous.” 31 Car si l’on traite ainsi l’arbre vert, que deviendra l’arbre sec ? »

Ne pleurez pas sur moi

Il s’agit de la troisième dernière adresse de Jésus à Jérusalem, à travers ces femmes (13,34 ; 19,41). Comme les précédents, le passage est propre à l’évangéliste. Dans chacune, Jésus annonce la fin dramatique de la ville, comme il le fera aussi dans son discours eschatologique (21,20-24). Le Christ, condamné à la croix, demeure le prophète des temps derniers. Sa fin révèle l’aveuglement et la surdité des élites : la surdité car ils n’entendront, ni n’accueilleront, les paroles de Salut de Jésus et l’aveuglement car ils ne verront pas en ce crucifié le Messie de Dieu, roi d’Israël. Jésus prophétise un autre drame, la chute de Jérusalem, permettant au lecteur, qui a connaissance des faits, de reconnaître son statut de prophète rejeté par les siens. Aussi, Jésus s’adresse à ces petits d’Israël à travers la figure de ces filles de Jérusalem.

Cette expression est, paradoxalement, présente dans le livre du Cantique des Cantiques, célébrant les noces et l’alliance entre le bien-aimé et sa bien-aimée. Les filles de Jérusalem (Ct 1,5 ; 2,7; 3,5 ; 5,8.16; 8,4) sont les témoins de cet amour qui doit traverser des difficultés, un amour qui attend d’être réveillé :  8,4 Je vous en conjure, filles de Jérusalem, n’éveillez pas, ne réveillez pas l’Amour, avant qu’il le veuille.

Voici venir des jours

Les paroles de Jésus ne sont donc pas de l’ordre du reproche ou de la menace : l’expression filles de Jérusalem décrit davantage l’attention de Jésus à ceux et celles, qui demeurant dans la ville (21,20-24) – où toute vie sera détruite – pourraient connaître un sort plus funeste. En désignant la chute de Jérusalem comme un drame plus grand (pleurez plutôt sur vous-même), Luc fait de la croix davantage un lieu de dévoilement, de révélation, qu’une calamité ou une malédiction (Ne pleurez pas sur moi)

De fait, le vocabulaire comporte un caractère très eschatologique emprunté au prophète Osée annonçant le jugement de Dieu et la destruction des sanctuaires pervertis : Os 10, 8 Les lieux sacrés seront détruits, ils sont le crime, le péché d’Israël ; épines et ronces recouvriront leurs autels. Alors on dira aux montagnes : « Cachez-nous ! » et aux collines : « Tombez sur nous ! » Les paroles de Jésus, annonçant la fin de Jérusalem, portent donc sur l’infidélité des élites religieuses du Temple. Si leur impiété les a conduits à condamner le juste, le bois vert innocent, qu’adviendra-t-il du bois sec : le sort des coupables, leur propre sort ?

Gerard de la Vallee, Longinus perçant le côté du Christ de sa lance,1626

Père pardonne-leur (C. 26,32-34)

23, 32 Ils emmenaient aussi avec Jésus deux autres, des malfaiteurs, pour les exécuter. 33 Lorsqu’ils furent arrivés au lieu dit : Le Crâne (ou Calvaire), là ils crucifièrent Jésus, avec les deux malfaiteurs, l’un à droite et l’autre à gauche. 34 Jésus disait : « Père, pardonne-leur : ils ne savent pas ce qu’ils font. » Puis, ils partagèrent ses vêtements et les tirèrent au sort.

L’un à droite, l’autre à gauche

La scène du crucifiement fait écho à la parole même de Jésus, rappelant, une fois encore, son statut de prophète et messie  :

22, 37 Car, je vous le déclare : il faut que s’accomplisse en moi ce texte de l’Écriture (IsLXX 53,12) : Il a été compté avec les impies. De fait, ce qui me concerne va trouver son accomplissement.

Ainsi, Jésus est crucifié entre deux malfaiteurs et positionné entre eux deux. Si chez Marc (10,37), cette disposition à gauche et à droite fait écho au siège eschatologique demandé par Jacques et  Jean, il en est autrement chez Luc. Un tel agencement pourrait évoquer la figure du juste qui ne dévie ni à droite, ni à gauche de la parole du Seigneur (Dt 2,27 ; 5,32 ; 28,14…). Exprimée ainsi, la fidélité à Dieu rejoint aussi la figure royale de Josias, roi d’Israël, dont il est dit :

2R 22, 2 Il fit ce qui est droit aux yeux du Seigneur, en tout il marcha sur le chemin de David, son ancêtre ; il ne s’en écarta ni à droite ni à gauche.

Jésus crucifié au bois de la croix, encadré par deux autres, à droite et à gauche, peut aussi rappeler la proclamation de la Loi par le scribe Esdras :

 Ne 8,4 Le scribe Esdras se tenait sur une tribune de bois, construite tout exprès. Près de lui se tenaient : à sa droite, Mattitya, Shèma, Anaya, Ouriya, Hilqiya et Maaséya, et, à sa gauche, Pedaya, Mishaël, Malkiya, Hashoum, Hashbaddana, Zacharie et Meshoullam.

Or, c’est bien sur cette croix-estrade que Jésus prononce à plusieurs reprises des paroles de salut, adressées au Père, en faveur des exécuteurs et d’un condamné. Jusque sur la croix s’accomplit le dessein du Père : les vêtements partagés, comme le veut l’usage, entre les soldats font aussi écho au psaume du juste condamné : Ps 21/22, 19 Ils partagent entre eux mes habits et tirent au sort mon vêtement.

Ils ne savent pas ce qu’ils font

Condamné comme un criminel par les hommes, Jésus, le juste, révèle sa figure de Fils confiant en la miséricorde du Père. Jésus n’intercède pas pour lui mais pour ceux qui l’ont condamné. Sa parole rappelle son statut de juge eschatologique : il intervient auprès du Père en faveur de ses contradicteurs, plaidant pour eux le pardon. Ce faisant, le texte de Luc permet ainsi au Père d’être présent et uni à l’abaissement de son Fils. Sa demande suppose qu’elle sera entendue : 11,11 Quel père parmi vous, quand son fils lui demande un poisson, lui donnera un serpent au lieu du poisson ?

Luc met en avant le non-savoir de ceux qui l’ont conduit jusqu’à la croix. Cette ignorance évoque davantage la méconnaissance de Jésus en tant que Fils et Christ. Mais plus encore, elle souligne l’intensité du moment : ils ne savent pas l’enjeu même de la crucifixion, son dessein salvifique et miséricordieux.

Qu’il se sauve lui-même (X. 23,35-38)

23, 35 le peuple restait là à observer. Les chefs tournaient Jésus en dérision et disaient : « Il en a sauvé d’autres : qu’il se sauve lui-même, s’il est le Messie de Dieu, l’Élu ! » 36 Les soldats aussi se moquaient de lui ; s’approchant, ils lui présentaient de la boisson vinaigrée, 37 en disant : « Si tu es le roi des Juifs, sauve-toi toi-même ! » 38 Il y avait aussi une inscription au-dessus de lui : « Celui-ci est le roi des Juifs. »

Le Sauveur et roi qui ne se sauve pas

C’est ici tout le paradoxe du mystère de la Croix qui s’exprime. Celui que les anges de la nativité annonçaient aux bergers : 2,11 Aujourd’hui vous est né un sauveur, est maintenant sur une croix, victime des moqueries des uns et des autres. Celui qui guérissait les malades et les paralytiques, multipliait les pains, semble impuissant face au jugement des hommes.

De fait, s’il est incapable de se sauver, de faire appel, en cette circonstance, à la puissance même de Dieu, comment peut-on lui conférer le titre de Messie ou d’Élu de Dieu ? Aux yeux des chefs, grands-prêtres et notables de Jérusalem, ce Jésus de Nazareth ne peut être le Christ attendu. Sa souffrance et sa passivité en sont, pour eux, la preuve. Pourtant, c’est bien en cette apparente inaction que Jésus se révèle Fils et Christ, intercesseur auprès du Père.

Comme l’indique l’écriteau, Jésus est condamné sous le motif de roi des Juifs. Un roi pourtant sans couronne (chez Luc) et sans terre. Un roi sans épée (22,47-53) et sans armée que même des soldats bafouent. Sa royauté est bien synonyme de l’injustice dont il est victime. Ni Pilate, ni Hérode ne l’ont reconnu comme roi des Juifs, pourtant, malgré son innocence avérée, Jésus est condamné pour ce motif. Sa royauté est toute autre. La boisson vinaigrée n’évoque pas seulement un fait mais rappelle aussi l’accomplissement des Écritures : Ps 68/69,22 A mon pain, ils ont mêlé du poison ; quand j’avais soif, ils m’ont donné du vinaigre.

Certes, l’ange du Seigneur avait annoncé qu’il règnerait sur le trône de David (1,32-33). De même, c’est en roi qu’il fut accueilli à Jérusalem (19,35-40). Mais ce serait oublier ce qu’on attend vraiment de ce roi. Non pas tant la possession ou la richesse que l’établissement de la justice et du droit pour les plus fragiles de son peuple. Or justement, du haut de cette croix, ce règne de Justice, ce règne de Dieu qu’il proclamait, s’accomplit pleinement. Ainsi, le roi crucifié vient révéler et accomplir le véritable règne du Père (11,2), annoncé en faveur des pauvres (6,20), des petits (7,28) comme des affligés (10,9). Cette royauté déniée par les élites et les soldats, sera reconnue par l’un des malfaiteurs.

Lui n’a rien fait de mal (B’. 23,39-43)

23, 39 L’un des malfaiteurs suspendus en croix l’injuriait : « N’es-tu pas le Christ ? Sauve-toi toi-même, et nous aussi ! » 40 Mais l’autre lui fit de vifs reproches : « Tu ne crains donc pas Dieu ! Tu es pourtant un condamné, toi aussi ! 41 Et puis, pour nous, c’est juste : après ce que nous avons fait, nous avons ce que nous méritons. Mais lui, il n’a rien fait de mal. » 42 Et il disait : « Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton Royaume. » 43 Jésus lui déclara : « Amen, je te le dis : aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis. »

Comme larrons en croix

Sur la croix s’effectue le jugement par la bouche même des condamnés. L’un reprend les arguments des adversaires de Jésus et les amplifie : Comment cet homme peut-il être Christ s’il n’est pas capable de se sauver lui-même ou d’en sauver d’autres ? La crucifixion ne vient-elle pas retirer à ce Jésus de Nazareth toute prétention à être le Messie de Dieu ?

Traditionnellement, on appelle l’autre condamné le bon larron. Il est pourtant un vrai malfaiteur – ce qui a fait du mal – et se reconnaît comme tel : pour nous c’est juste nous avons ce que nous méritons. Il reconnaît en la crucifixion une peine méritée pour les criminels, mais injustifiée pour Jésus qui n’a rien fait de mal.

Paradoxalement, ce malfaiteur, se comporte de manière juste en reconnaissant l’innocence de Jésus. Il ne souhaite pas maudire cet homme : ce serait contrevenir à la parole de Dieu.

Ex 23,1 Tu ne colporteras pas de fausses rumeurs. Tu ne prêteras pas la main au méchant en témoignant injustement. 2 Tu ne prendras pas le parti du plus grand nombre pour commettre le mal, ni ne témoigneras dans un procès en suivant le plus grand nombre pour faire dévier le droit,  3 ni ne favoriseras le miséreux dans son procès.

Le malfaiteur se fait l’avocat du Christ et représente un témoin de foi en sa faveur. En Jésus, quoique crucifié – ou justement en raison de cette condamnation –, il reconnait l’avènement du Royaume.

Aujourd’hui avec moi

Pour nous c’est juste… nous avons mérité, disait ce malfaiteur, à propos du jugement des hommes. Mais le jugement du Christ, auquel il se soumet désormais, est tout autre. Il l’avait reconnu innocent, il affirme maintenant la royauté de Jésus et sa justice. Or cette justice du Fils ne s’appuie pas sur le mérite de la faute, mais sur l’accueil de la miséricorde du Père. Le malfaiteur, tout mauvais qu’il fut, reconnaît en Jésus son Sauveur.

Et ce salut ne souffre d’aucun délai, en réponse à la parole de foi du malfaiteur. C’est aujourd’hui qu’il sera accueilli, comme les bergers ont accueilli l’aujourd’hui de la naissance du sauveur (2,11), comme Zachée a accueilli l’aujourd’hui de Jésus en sa demeure (19,9). Ainsi, advient, l’aujourd’hui du salut et du paradis pour ce malfaiteur. Ce terme de paradis (paradeisos, παράδεισος) renvoie, dans la tradition biblique, au jardin (paradeisos, παράδεισοςGn 2,9.15.16 ; 3,1.8.10) d’Éden. Le Christ ouvre un espace à ce malfaiteur, qu’est celui de la réconciliation et de l’entente entre Dieu et les hommes. L’entrée du jardin d’Éden, hier condamnée en raison de la faute du couple humain (Gn 3), s’est désormais ouverte gracieusement à la foi d’un brigand repenti.

La croix devient chez Luc, le lieu même où la justice de Dieu s’exprime dans la parole du juste crucifié, où la royauté du Fils rend visible la miséricorde du Père.


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François BESSONNET

Bibliste et prêtre pour le diocèse de Luçon (Vendée). cf. bio