Pierre et la conversion à la foi au christ (Mc 8,27-9,1)

  • Post published:mercredi 21 février 2018

Mc 8,27-9,1 La confession de foi de Pierre et ses conséquences

En cheminant…

Jésus et ses disciples sortirent vers les villages de Césarée de Philippe. Et en chemin, il demanda à ses disciples : “Qui suis-je au dire des hommes ?” Ils lui disent :  “Jean-Baptiste ; d’autres, Élie ; d’autres, un des prophètes.” Et il leur demanda : “Mais vous, qui dites-vous que je suis ?” Pierre lui répondit  : “Toi, tu es le christ.” (8,27-29)

Tout semble limpide, mais rien ne résistera à la parole de Jésus. La confession de foi de Pierre demeure encore fragile comme le montrera la suite. L’ensemble de ce récit se déroule en cinq étapes : ce que les gens disent de Jésus (1), ce que Pierre et les disciples en disent (2). Puis, l’affirmation de Jésus sur lui-même (3)  constituera la pointe du passage.  Enfin, le récit reviendra sur Pierre (4), avant un discours s’adressant à la foule et aux disciples (5). La parole centrale de Jésus renversera les représentations que tous ont du christ. (suite…)

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Un aveugle à Bethsaïde (Mc 8,22-26)

  • Post published:lundi 19 février 2018

Marc 8,22-26 Guérison d’un aveugle à Bethsaïde

Bethsaïde

Ils viennent à Bethsaïde, et on lui amène un aveugle en le suppliant de le toucher.  Saisissant la main de l’aveugle, Jésus le conduisit hors du village. (8,22-23a)

Bethsaïde était à l’origine la destination initiale de Jésus et ses disciples sitôt la première multiplication des pains (6,45). Enfin, nous y sommes. Le détour fut long avant d’y parvenir : marche de Jésus sur la mer, Gennésareth et la question pharisienne de la pureté, Tyr et la demande d’une syro-phénicienne, la guérison d’un sourd en Décapole et une seconde manne pour les Nations. Et, cependant, durant ce périple, l’incompréhension des disciples va s’accroissant (6,52; 7,17; 8,16-21). La révélation du Règne de Dieu par Jésus fait face à l’endurcissement de leurs cœurs (6,52; 8,17). Il est vrai que le Nazaréen a le don de surprendre son entourage. (suite…)

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Pains multipliés et mauvais levain (Mc 8,1-21)

  • Post published:samedi 17 février 2018

Mc 8,1-21 Pains et mauvais levain

Et d’autres pains multipliés

En ces jours-là, comme il y avait à nouveau une grande foule et qu’ils n’avaient pas de quoi manger, Jésus, appelant ses disciples, leur dit : “J’ai pitié pour cette foule, car voilà trois jours déjà qu’ils restent près de moi, et ils n’ont pas de quoi manger. Si je les renvoie à jeun dans leur maison, ils défailliront en chemin ; et certains d’entre eux sont venus de loin !” Ses disciples lui répondirent : “Comment pourrait-on les rassasier de pains, ici, dans un désert ?” Et il leur demanda : “Combien avez-vous de pains ?” Ils dirent : “Sept.” Alors il prescrivit  à la foule de s’étendre par terre. Et prenant les sept pains, ayant rendu grâces, il les rompit et les donna à ses disciples pour qu’ils les servent; et ils les servirent à la foule. Ils avaient aussi quelques petits poissons. Les ayant bénis, Jésus dit de les servir. Ils mangèrent et furent rassasiés, et l’on emporta les morceaux en surplus : sept corbeilles. Ils étaient environ quatre mille et il les renvoya. (8,1-9)

Et Jésus nourrit la foule, multipliant les pains, en un endroit désert… comme déjà en Galilée. La scène semble se répéter à l’identique. Cependant nous pourrions jouer au jeu des différences. Soulignons les plus notables. D’abord le lieu. Nous ne sommes plus en Galilée, mais en Décapole. Certes, tous les habitants de la Décapole ne sont pas exclusivement païens, comme tous les habitants de la Galilée ne sont pas Juifs. Chez Marc, la frontière est symbolique distinguant ces deux cultures, Israël et les Nations. Ces derniers bénéficient donc de la même grâce surabondante que les premiers. (suite…)

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Guérison d’un sourd et surdité d’une foule (Mc 7,31-37)

  • Post published:jeudi 15 février 2018

7,31-37 Guérison d’un sourd

Supplication en Décapole

Quittant le territoire de Tyr, Jésus vint par Sidon vers la mer de Galilée, au milieu du territoire de la Décapole. Et, ils lui amènent un sourd, parlant avec peine, et ils le supplient pour qu’il lui impose la main. (7,31-32)

Une fois de plus, nous retrouvons des similitudes avec d’autres récits :  un homme amené par d’autres (1,32; 2,3), une supplication (1,40; 5,23) et la demande d’imposer les mains (5,23). La scène est pour ainsi dire habituelle même s’il s’agit d’un des rares récits propres à Marc. Nous sommes en Décapole et ce cadre a son importance. (suite…)

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Les miettes d’une femme syro-phénicienne (Mc 7,24-31)

  • Post published:mardi 13 février 2018

7,24-31 La foi d’une syro-phénicienne.

L’audace discrète de l’Évangile

Se levant, Jésus partit d’ici, vers le territoire de Tyr. Entrant dans une maison, il désirait que personne ne le sache, mais il ne put demeurer ignoré. (7,24)

Nous n’avons pas attendu la réaction des pharisiens et des scribes venus de Jérusalem. Jésus part, soudainement, dans la direction opposée, en territoire païen… là où le risque d’être en contact avec l’impureté est encore plus grand ! Il ne s’agit donc pas d’une fuite par crainte de ses contradicteurs mais, en quelque sorte, d’une réponse ‘en actes’ au débat précédent. L’Évangile n’est soumis ni à une tradition particulière, ni à des frontières, et n’a crainte d’aller au cœur du monde païen. Comme il s’était rendu chez les pécheurs et publicains ou en Décapole, Jésus se risque en terre ‘hostile’. Cependant, Marc précise qu’il tient à y demeurer discret. Pourquoi cette absence volontaire de mission ? (suite…)

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La vraie pureté (Mc 7,1-23)

  • Post published:samedi 10 février 2018

Mc 7,1-23 Débat sur la tradition et l’impureté

La foi (limitée) des scribes et pharisiens …

Les pharisiens et quelques scribes venus de Jérusalem se rassemblèrent auprès de Jésus. Ils virent quelques-uns de ses disciples manger les pains avec des mains impures, c’est-à-dire non lavées — En effet, les pharisiens et tous les Juifs ne mangent pas sans s’être lavé les mains jusqu’au coude, suivant la tradition des anciens. Et lorsqu’ils reviennent de la place publique ils ne mangent pas sans avoir pratiqué des bains. Et ils sont attachés à beaucoup d’autres pratiques:  bains des coupes, des cruches, des plats… — Les pharisiens et les scribes lui demandèrent donc : “Pourquoi vos disciples ne suivent-ils pas la tradition des anciens mais mangent le pain avec des mains impures ?” (7,1-5)

Et voilà que réapparaissent pharisiens et scribes. La dernière fois que nous les avions rencontrés, les pharisiens s’étaient entendus avec les Hérodiens pour perdre Jésus (3,6) et les scribes venus de Jérusalem l’accusaient d’être possédé par Beelzéboul (3,22).  Les revoilà donc mais pour se rassembler auprès de Jésus. Le verbe est fort : ceux qui le contestaient hier viennent au rassemblement de Jésus, rejoignant ainsi les foules (2,2; 4,1; 5,21) et les apôtres (6,30). Faisant suite au récit concernant la foi des gens à Gennésareth, la venue des  pharisiens et scribes de Jérusalem près de Jésus prend des allures d’adhésion. Comme s’ils avaient reconnu en lui ce nouveau Moïse, ce Messie… Mais leur “foi” a ses limites. (suite…)

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Sur la mer, en marchant (Mc 6,47-56)

  • Post published:mercredi 7 février 2018

Mc 6,47-56 La marche sur la mer et l’arrivée à Gennésareth

Vers eux, sur la mer

Le soir venu, la barque était au milieu de la mer, et lui, seul, à terre. Les voyant s’agiter à ramer, (car le vent leur était contraire), vers la quatrième veille de la nuit1, il vint vers eux en marchant sur la mer ; et il voulait les dépasser.(6,47-48)

On se souvient que, suite à la multiplication des pains, Jésus obligea ses disciples à prendre la mer tandis qu’il partait prier sur la montagne. Mais il ne s’agit pas tout à fait d’un départ. Comme nous le rappellera l’un des versets suivants (6,52), cet épisode est lié à ces pains multipliés. Et de pains il en sera d’ailleurs question jusqu’au chapitre 8. Le récit commence au soir de ce festin miraculeux. Comme pour l’épisode précédent, l’on va à pied plus vite que la barque. Mais cette fois-ci il s’agit de Jésus marchant sur les eaux. Scène qui nous paraît étrange, voire suspicieuse : un homme poserait-il ses pas sur la mer ? Et la question concerne moins le comment que le pourquoi et le pour qui. (suite…)

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Pains multipliés pour la multitude (Mc 6,30-46)

  • Post published:lundi 5 février 2018

Mc 6,30-46 Multiplication des pains

Désert partagé

Les apôtres se rassemblant près de Jésus, lui racontèrent tout ce qu’ils avaient fait et de tout ce qu’ils avaient enseigné. Il leur dit : “Venez, vous autres, à l’écart, vers un lieu désert, et reposez-vous un peu.” Car ceux qui venaient et partaient étaient si nombreux, qu’ils ne trouvaient pas le temps de manger. Ils partirent donc en barque vers un lieu désert, à l’écart. Le voyant partir, beaucoup comprirent et de toutes les villes, à pied, ils accoururent en ce lieu, et ils les précédèrent. En débarquant, Jésus vit une foule nombreuse, et il fut pris de pitié car qu’ils étaient comme des brebis qui n’ont pas de berger, et il se mit à leur enseigner beaucoup de choses. (6,30-34)

Retour de mission pour les Douze. Sans s’attarder sur les résultats, Marc souligne surtout la prévenance de Jésus envers les siens. Cette bienveillance annonce déjà la trame de notre chapitre. Pour leur bien, Jésus les mène en un lieu où les apôtres pourront se restaurer, dans tous les sens du terme. Il les conduit dans son désert. Ce lieu où il se rendait habituellement seul pour prier (1,12.13.35.45) est aussi le leur. Mais la foule déjà les précède. C’est une scène surprenante où des gens vont plus vite que la barque de Jésus. Mais Marc veut ici, justement, souligner ce contraste, entre une navigation ‘reposante’ et la foule avide de “Jésus” qui a vite compris ce déplacement vers un autre lieu. (suite…)

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Hérodiade et le baptiste (Mc 6,14-29)

  • Post published:vendredi 2 février 2018

Mc 6,14-29 Hérode et la mort du baptiste

Des disciples à Hérode

Or le roi Hérode entendit parler de Jésus, en effet son nom était devenu célèbre, et on disait : “Jean le baptiste s’est réveillé d’entre les morts : c’est pourquoi  s’opèrent en lui ces miracles.” Mais d’autres disaient : “C’est Élie” ; et d’autres : “C’est un prophète, comme l’un des prophètes.” Ce qu’Hérode ayant entendu, il dit : “Ce Jean que j’ai fait décapiter, c’est lui qui est ressuscité.” (6,14-16)

Ce passage sur Hérode (6,14-29) est situé entre l’envoi des Douze (6,7-13) et leur retour (6,30). Marc a ainsi placé au cœur de la mission des Apôtres, le martyr du baptiste qui évoque ainsi le risque pris par les serviteurs de l’Évangile depuis Jésus jusqu’à ses disciples de tout temps. Nous pouvons déjà l’entendre ainsi dans la bouche d’Hérode pour qui Jésus est du même bois que Jean-Baptiste, annonçant déjà la condamnation, la mort et la résurrection du Christ. Le martyr du baptiste présage déjà la croix du Christ. (suite…)

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Mission pour les Douze (Mc 6,6-13)

  • Post published:mercredi 31 janvier 2018

Mc 6,6b-13 Mission des Douze

La mission comme un don.

Et Jésus parcourait les villages d’alentour en enseignant. 7 Alors il appelle à lui les Douze, et commença à les envoyer deux par deux, en leur donnant autorité sur les esprits impurs. (6,6b-7)

L’épisode précédent nous avait relaté cette quasi-fin de non-recevoir de la part des gens de sa patrie. Mais cet échec, relatif, n’arrête en rien la marche de Jésus et ses disciples dans les alentours. Bien plus, c’est justement le moment qu’il choisit pour les envoyer seuls, sans lui. Derrière ce petit passage nous pouvons lire toute l’expérience des premiers chrétiens et de la communauté de Marc. Après l’échec apparent de la mort de Jésus, après les persécutions, les chrétiens n’ont cessé d’annoncer la Bonne Nouvelle du Ressuscité. (suite…)

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Prophète en sa patrie ? (Mc 6,1-6)

  • Post published:lundi 29 janvier 2018

Mc 6,1-6a Nul n’est prophète en son pays

L’échec annonciateur

Jésus sortit de là. Il vient dans sa patrie et ses disciples le suivent. Et le sabbat venu, il se mit à enseigner dans la synagogue. En l’écoutant, beaucoup étaient frappés d’étonnement et disaient : “D’où lui vient cela ? Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée ? et ces miracles qui adviennent par ses mains ? N’est-il pas, celui-ci, le charpentier, le fils de Marie, le frère de Jacques, de Joset, de Jude et de Simon ? Et ses sœurs ne sont-elles pas ici parmi nous ? ” Et il était pour eux une occasion de chute. (6,1-3)

Jésus, ses disciples, une synagogue, un enseignement… schéma classique. Seul le lieu est  nouveau : sa terre natale, Nazareth. Marc ne cite pas la ville. Ce qui se passe ici pourra aussi se dérouler  ailleurs qu’à Nazareth. Car, l’échec de Jésus reflète déjà le verdict de la Passion mais aussi l’opposition à l’Évangile par une large partie du Judaïsme où il est né.

Après les succès de ses enseignements, ses miracles, ces foules nombreuses, l’épisode demeure étonnant. Seuls les habitants de la Décapole païenne avaient réservé un mauvais accueil à Jésus. Mais, ici, chez lui, on se serait attendu à plus d’enthousiasme. Jésus est maintenant une occasion de chute, un scandale, c’est à dire un empêchement, un obstacle ! mais à quoi ? et pourquoi ? Reprenons plus en détail le récit. (suite…)

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La femme hémorroïsse et la fille de Jaïre (Mc 5,21-43)

  • Post published:samedi 27 janvier 2018

5,21-43 L’hémorroïsse et la fille de Jaïre

La même autre rive

Quand Jésus eut de nouveau traversé en barque vers l’autre rive, une foule nombreuse s’assembla autour de lui. Il était au bord de la mer. Alors vint un des chefs de la synagogue, du nom de Jaïre, qui en le voyant, se jeta à ses pieds, et le pria avec instance, disant : “Ma petite fille est à l’extrême; viens pour que tu lui imposes les mains, pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive.” Alors il s’en alla avec lui, et une foule nombreuse le suivait et le pressait de tous côtés. (5,21-24)

Après la rive de la Décapole, nous voilà de retour en terre ‘synagogale’. Nous y retrouvons la foule et le bord de mer, comme à Capharnaüm. Et c’est peut-être bien là que nous sommes. Marc ne précise pas. Il indique seulement une ‘autre rive’. D’une autre rive à l’autre, qu’y a-t-il de différent ? Effectivement, comme en Décapole, un homme vient, se prosterne et le prie avec insistance. On pourrait croire au même tableau si l’homme ne nous avait pas été  présenté comme un des chefs de la synagogue1. Habituellement, Jésus vient et enseigne à la synagogue, cette fois-ci une autorité synagogale vient à lui et le supplie.

Cet homme de la synagogue n’a plus que Jésus comme recours pour voir sa fille sauvée d’une mort imminente. Comment ne pas répondre à une telle situation ? On peut même passer outre la demande de ce père qui donne à Jésus le mode d’emploi de la guérison : l’imposition des mains. Et la foule, toujours, qui presse Jésus, celui que Jaïre considère comme un thaumaturge. (suite…)

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Le démoniaque de la Décapole (Mc 5,1-20)

  • Post published:mercredi 24 janvier 2018

Mc 5,1-20 Le démoniaque de la Décapole

Nous quittons la mer après une traversée difficile. Mais, cependant, c’est une autre “bourrasque” qui arrive à peine débarqués. Un épisode en cinq actes.

Est-ce encore un homme ?

Ils vinrent sur l’autre rive de la mer, au pays des Géraséniens. Et comme Jésus quittait la barque, aussitôt vint à sa rencontre, venant des tombeaux, un homme possédé d’un esprit impur. Il avait sa demeure dans les tombeaux ; et personne ne pouvait plus le lier, même avec une chaîne. Car on l’avait souvent lié avec des fers et des chaînes, mais il avait brisé les chaînes lui-même et mis en pièces ses fers, de sorte que personne n’avait pas la force de le dompter. Continuellement, nuit et jour, il était dans les tombeaux et les montagnes, criant et se meurtrissant avec des pierres. (5,1-5)

Des hommes possédés nous en avions déjà rencontrés. Mais ici, est-ce encore un homme ? Dans un crescendo, la description semble le déshumaniser. Il vit au milieu des morts, loin des vivants. Il est seul, intenable, indomptable. Comme une bête, il crie. Pire qu’une bête, il se mutile. Ainsi décrit, l’homme “possédé” est finalement dépossédé de toute humanité. Aucun homme n’a pu le libérer. La seule solution était l’enchaînement. Mais passer d’un asservissement à un autre, ne constitue pas une guérison.

(suite…)

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Jésus et la tempête (Mc 4,35-41)

  • Post published:lundi 22 janvier 2018

Mc 4,35-41

Une parabole 3D

Ce jour-là, le soir venu, il leur dit : “Passons sur l’autre rive.” Et laissant la foule, ils le prennent avec eux, comme il était, dans la barque. Il y avait d’autres barques avec lui. (4,35-36)

Ce n’est pas un jour différent. Marc le souligne. Ce passage est en lien avec le discours en paraboles et peut-être devrions-nous l’entendre comme une parabole vivante, en trois dimensions déconcertantes.

C’est le même jour, mais déjà le soir. Première bizarrerie. Audace ou folie ? Les traversées de nuit ne sont pas les plus simples, ni les moins risquées. Pourquoi un tel départ à cette heure tardive ? Quelle urgence y a-t-il ? (suite…)

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